Radio à GoGo: les podcasts à écouter en boucle



Trop fauché pour t’abonner à Spotify / Le silence t’angoisse / Sur Youtube, les mauvaises reprises se succèdent / Aujourd’hui, c’est la troisième fois que tu écoutes les infos le sport et la météo / Parfois, quand tu entends les interventions des auditeurs, tu pleures / Le bain, cette machine à transformer les livres de poche en papier mâché / …
Résigné, tu n’écoutes que Nostalgie : l’appli est sympa et ils passent du Queen …

Un autre monde est possible
Un monde rediffusé, à la demande
Un monde de gratuité, sans publicité
Un monde de connaissances et de babillages, cutomizable à merci
Un monde entier prêt à se faire entendre, qui n’attend que ton signal, là, à portée de clic
Un monde de podcasts, librement téléchargeables.

Sur l’iTunes Store tu te sens perdu ? N’aie crainte, car voici ma sélection arbitraire et subjective de podcasts (francophones) pour partir à la découverte de ce monde passionant.

That's amore : coup de foudre pour l'Accattone Caffè

Traverser la passerelle, pousser la porte de l'Accattone Caffè, et soudain, l'impression d'avoir franchi le Tibre et de se trouver dans une trattoria romaine. Compte-rendu amoureux d'une visite gourmande (ou bien est-ce l'inverse?) dans la nouvelle cantine incontournable d'Outremeuse. 



Accords monochromes, fleurs coupées et meubles rétro : on s'attable en tête-à-tête, avec la délicieuse impression d'être Audrey Hepburn et Gregory Peck dans Vacances romaines. La musique est lounge,  le soleil chauffe la vitrine : oui, décidément, ça sent les vacances, et la carte contribue au sentiment d'échappée belle.


O Roméo, Roméo Elvis // récit d'une soirée (en)diablée

Jeudi 13 avril. Bruxelles arrive dans la Cité Ardente, au rythme de la voix grave de Roméo Elvis. 
L'enfant prodige du rap belge s'apprête à enflammer la scène devant un public déjà plus que chauffé et, pour certains, bien décidé à laisser le diable danser sur les planches du Reflektor.
Roméo fait l'unanimité et nous aussi, on est charmés ; cette fois, c'est Yannick qui s'est faufilé au concert pour nous livrer un compte-rendu de sa soirée.
*

Le cerveau est un organe complexe au fonctionnement parfois mystérieux.
Fort de tous les mécanismes dont il dispose pour stocker l'information, il nous fait quelquefois faux bond sans crier gare, profitant d'une seconde d'inattention pour manifester son cruel joug.

Si j'étais personnellement présent pour la 4ème fois de l'année au comptoir de ma banque, à mi-chemin dans une explication gênée sur les tenants et aboutissants de la perte quasi mensuelle de ma carte, il n'y avait cependant aucun doute sur l'identité du vrai coupable : ma mémoire procédurale. Ce petit amas de connexions neuronales destiné aux tâches de fond semblant définitivement résolu à ne pas traiter le fonctionnement des guichets comme une vraie priorité.
"Essayez de faire un effort cette fois" me dit mon banquier, d'une froideur tangible.
"À voir" dis-je en en sortant, fier d'être à nouveau maitre de mon capital financier.  

Quelques heures après mes aventures, je passe la porte du Reflektor, en remplacement de dernière minute pour une Juliette clouée au lit par la maladie.
- "Je suis sur la guest au nom de Kathleen".
Regard perplexe de la responsable d'accueil, s'attendant vraisemblablement à une jeune fille.
- "Oui je sais je me laisse aller ces jours-ci". 
Sourire gêné et tampon sur la main au son des dernières notes de Caballero et JeanJass dont j'ai raté la totalité du concert. À regret.

Cinématografille : Un peu de méchanceté gratuite envers The Last Face

The Last Face, dernier film de Sean Penn, est une bouse qui a permis aux critiques de jeter dans leurs papiers rage ou ébahissement. Ce qui n’est pas sans m’amuser. Prêtons une écoute aux douleurs de la presse cinéma, ainsi vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenus…





« La rumeur dit vrai : The Last Face est une daube de proportion cataclysmique», s’agaçait le quotidien Libération après la projection du film au Festival de Cannes en 2016. Libé titrait ce jour là « Un nouveau drame pour l’Afrique. » Cette première réaction nous libère ainsi de tout doute quant au bienfondé de ce papier. C’est cataclysmique. « Ce mélodrame sur fond d’intervention humanitaire est une succession de clichés désolants » écrit, apparemment fort désolé, Arnaud Schwartz dans La Croix. Et de préciser, encore plus désolé et triste (mais quand-même gentil car il ajoute « presque ») : «Presque rien ne fonctionne dans ce long-métrage ». Ailleurs, la plume se montre plus scandalisée: « The Last Face touche du doigt ce que le cinéma peut produire de plus répugnant et inacceptable. » Dans l’émission Le Masque et la Plume, les critiques ont déniché le potentiel comique de la catastrophe. Eric Neuhoff ironise : "Charlize Theron va perdre son contrat avec Dior si les dirigeants voient le film."

Ce que rend Paris Match est plus diplomate : « Très maladroit, mais pas honteux ». Dans les Fiches du Cinéma, on est sur la réserve bien qu’irrité : « Un mélo navrant sur un sujet d’actualité passionnant. » De sa Voix du Nord, un certain « Phl » n’hésite pas à clamer haut et fort que nous sommes face à « Un monument d’indécence ! » Tandis que tout va pour le pire dans Le Monde qui garde pour autant son style ampoulé : « Ce pourrait n’être qu’une croûte boursouflée de plus, mais c’est bien pire : le cri hystérique d’une superstar en plein ego trip, qui instrumentalise la violence affolante de deux des pires conflits qui ont ravagé l’Afrique ces dernières années, pour en faire un spectacle gore, suintant de sentiments en toc. » Enfin, une fois n’est pas coutume, Les Cahiers du Cinéma connus pour partir en palabres hermétiques vont cette fois droit au but (je les remercie) : «Peut-être le plus mauvais film du monde ». Limpide, efficace.




Vous l’avez compris, The Last Face est un film grotesque, jalonné de moment gênants et ce, dès les premières secondes lorsqu’une voix off compare d’un ton mièvre les turpitudes de la guerre aux vicissitudes de l’amour : « La violence de la guerre n'est comparable qu'à la brutalité des rapports entre un homme [longue pause, on respire] et une femme ! Qui s'aiment d'un amour impossible ». En bref, Sean Penn nous raconte comment un médecin (Javier Barden) et une directrice d’ONG (Charlize Therron) passent de « en couple » à « c’est compliqué », tout ça sur fond de guerre sanglante au Liberia et Soudan du Sud. La belle Charlize nous répète inlassablement (toutes les dix minutes ou presque) que la guerre c’est atroce et que l’Occident s’en fout, que c’est honteux de s’en foutre. Mais, au final, on n’est pas plus avancé sur le sujet, pourtant poignant, des conflits en Afrique.

En bonus, deux moments à épingler : Primo, quand Charlize dit à Javier : « Ce n’est pas parce que tu es allé à l’intérieur de moi que tu me connais ». Deuzio, cette scène où ils se brossent les dents avant de faire l’amour. Bref, « Quand il va sortir en DVD, on va pouvoir se faire des soirées hilarantes», concluait joliment Eric Neuhoff sur France Inter. Tout n’est donc pas perdu pour Sean

My Ding Ding Dong : escapade au son du carillon


Des marches usées par les âges, une charpente qui craque et partout, le vent d’avril qui s’engouffre. Le souffle court, Fabrice Renard m’ouvre la porte de son antre. 12h30 : nous sommes dans les temps. Cloisons en contre-plaqué, posters jaunis et coupures de presse à la gloire du maestro, le lieu semble hors du temps, doucement baigné par la lumière artificiellement jaunie que diffuse l’unique ampoule au plafond. Sur une chaise pliable sans âge, je m’installe.

Vous ne l’avez sans doute jamais vu et vous ne le reconnaîtriez probablement pas, mais comme de nombreux Liégeois, vous l’avez sans aucun doute entendu maintes fois. Aux commandes du carillon de la Cathédrale Saint-Paul, c’est toute la cité que Fabrice Renard berce chaque mercredi de ses mélodies enchantées. Plus punk qu’enfant de chœur, on lui doit même quelques extravagances, comme d’avoir joué le thème de Star Wars ou Bad Romance de Lady Gaga.

Cinématografille : L'Orpheline, la jeune femme et l'enfant

C’est le printemps, les oiseaux piaillent, ça sent la brochette fumée dans l’air, faut-il pour autant que le pop corn – aussi grillé que les saucisses, je vous le rappelle- aille se rhabiller ? Non. 



Pour le cinéma aussi, une nouvelle saison commence. Premier indice : soudain un peu moins de sorties fracassantes car beaucoup de films se réservent pour le festival de Cannes MAIS toujours des pépites à découvrir. En ce début avril, quatre choses à vous dire :

De fils et de films : "Mercerie Noire" par Ophélie Longuépée


Ophélie Longuépée est une photographe qui a posé ses valises à Bruxelles, depuis quelques années.
Agée de 26 ans, elle explore, au-delà de la photo de mode et de portrait, des techniques différentes.
Passionnée par le vintage, que cela soit dans sa série « Les Oubliés du Jeu de Balle » , à travers laquelle elle redonnait vie à des vielles images de famille abandonnées sur le pavé des puces du Jeu de Balle, ou dans ses tenues, Ophélie devait rencontrer Miscellany.

Derrière la porte de cette enseigne se cache Ornella Briglio, qui a su dépoussiérer l'image que l'on peut se faire des boutiques vintage. Elle propose une sélection pointue, faite de pièces uniques – seconde main oblige ! - délicieusement rétros et pourtant très actuelles. La mode est cyclique et l'idée de porter des vêtements que personne ne possède dans sa garde-robe nous plait assez. Située au coin de la rue Charles Magnette, la boutique propose une large sélection pour les femmes, des pièces pour hommes et des accessoires de créateurs liégeois.

Et la rencontre, me direz-vous ? Le 13 avril, entre les murs de Miscellany, se déroulera le vernissage de l'exposition « Mercerie Noire ». On y retrouvera le travail d'Ophélie, composé d'images argentiques, délicatement ornées de broderies, qui donnent une dimension plus profonde, sensible, tantôt gracieuse et tantôt poétique, à ses photographies. Le mélange des deux techniques, qui demande une certaine dextérité, donne un résultat unique.

Une rencontre en regards croisés, avant de découvrir de vos propres yeux, les images tissées.

Les 10 Liégeois(e)s qu'on ne supporte pas

Liège, on l'adore. C'est notre ville, notre sang, le feu ardent. On a posé nos valises à Paris, on s'est installés à Berlin, on a émigré un temps à Bruxelles ou à Manchester, et quand même on a choisi de revenir habiter ici. 
Non, vraiment, Liège, on l'adore. 
Si seulement ces dix Liégeois pouvaient la déserter, par contre, la vi(ll)e n'en serait que plus belle.



Ni "pouffe" ni moins : rencontre avec Sarah Grosjean



On peut dire qu'elle ne manque pas de piquant et qu'elle est pleine de contraste. Réservée au quotidien, Sarah devient une autre personne dès qu'elle manie les mots et l'humour. Drôle et un brin provocante, elle devient carrément hilarante avec son accent liégeois bien tranché qui sort de sa bouche dès qu'elle donne vie à son personnage de « La pouffe » dans le Grand Cactus, l'émission humoristique bi-mensuelle de la RTBF.  Sarah d'un côté,  Grosjean de l'autre, elle se dévoile pour les Boulettes, sans langue de bois.

De Trainspotting à ToxCity : à (re)voir et à (ré)écouter



L’autre jour, j’ai vu Trainspotting 2, la suite du premier, vingt ans après.
Le film en question est sympathique mais n’a rien de follement mémorable –si c’était le cas, sûrement qu’Astrid, avec son regard affûté de cinématografille, en aurait fait une meilleure chronique.
C’est que T2, c’est avant tout un film fait pour (et par ?) des nostalgiques.
Et vu que j’en suis une fameuse, de nostalgique, je dois avouer que la sauce a pris dès les premières notes d’Iggy.

La première fois que j’ai vu Trainspotting, j’étais petite –sûrement un peu trop– et la scène du bébé m’a hantée toutes les nuits pendant des semaines (toi même tu sais). Je l’ai revu quelques années après, et là : le coup de foudre. D’une traite, j’ai téléchargé la BO pour l’écouter en boucle, lu tous les romans d’Irvine Welsh (l’auteur de la nouvelle éponyme et de sa suite, Porno) et bricolé un grand poster de Sickboy à accrocher dans ma chambre. Le sens de la mesure, toujours.

Parfois, j’essaie de faire mon classement personnel de mes films favoris, parce que chacun ses hobbies après tout : c’est une tâche impossible, mais Trainspotting est invariablement dans le top. Certains premiers amours cinématographiques deviennent parfois, plus tard, des hantises regardées jusqu’à l’overdose. Pas ici : je dois bien l’avoir regardé 1374 fois mais je ne me lasserai pas, non, jamais, d’énoncer les raisons pour lesquelles c’est un de mes films préférés :

Envol gourmand au Coq aux Champs

Ambiance longe et chaleureuse, lumière tamisée et conversations animées. Le mercredi soir, la campagne condrusienne est déjà assoupie mais le Coq aux Champs, lui, est rempli. 




On vient ici comme on viendrait au spectacle, en prendre plein les yeux, et puis émerveiller ses papilles, aussi. Une coupe de champagne du Domaine de Bagnost en main, on s'enfonce avec délice dans le moelleux des coussins et on laisse la magie opérer.
Feuille croquante aux épices, pastèque sucrée-salée aux amandes et tartelette aux aubergines : aussi jolies que savoureuses, les mises en bouche nous mettent sacrément en appétit. D'ailleurs, rien que pour le nugget de poularde confite à l'ail noir, le restaurant vaut le détour, et ce n'est pourtant que le début !

Ardemment mode : visite guidée chez Irina Khä ( + concours ! )

Avec sa sélection de créateurs venus des plus hautes sphères de la planète mode et son espace léché, Irina Khä a de quoi impressionner. Et pourtant, on aurait tort de se priver : derrière le vernis de ses vitrines, cette enseigne recèle de belles surprises. Visite guidée. 



Dans la famille Lindenberg, je demande les parents, Catherine et Michel. Preuves vivantes que 50 is the new 30, et qu'il n'y a pas d'âge pour être ultra lookés - images à l'appui sur le compte instagram d'Irina Khä. Amoureux du beau et fervents admirateurs du génie des créateurs, ils ont transmis leur passion à la nouvelle génération. Si la petite dernière se tâte encore, Morgane et Salomé, les aînées, ont choisi de collaborer avec leurs parents. Elégantes mais jamais trop apprêtées, prêchant l'individualité plutôt que la poursuite effrénée des tendances, les deux soeurs incarnent la modeuse 2.0, précieuse, mais jamais ridicule.

Veni, vidi, veggie : 20 idées pour manger végé à Liège


Concours du meilleur boulet à la liégeoise végétarien, nouvelles enseignes gourmandes, dégustations véganes et même mise en place d'une charte Vegetik pour les établissements de confiance... La cuisine végétarienne/végétalienne a le vent en poupe à Liège, et c’est tant mieux !

Pour le plus grand bonheur des végéta*iens gourmands et exigeants, les initiatives poussent comme de bonnes herbes dans toute la ville. De là à dire que nous avons désormais l’embarras du choix, il y a un pas qu’on ne franchira pas, mais tout de même, on peut se réjouir !
La plupart des adresses ci-dessous sont même devenues des cantines officielles de la team, y compris pour celles et ceux qui sont plus boulettes de viande que boulettes de soja et de seitan.

On avait déjà écrit un article où on se demandait où manger végétarien à Liège : voici sa nouvelle version, mise à jour et augmentée !

Cinématografille : C ki Kaurismäki ?

Vous connaissez cette blague : vous venez de voir le nouveau Spielberg et vous dites « Super ce film, ce réalisateur gagne décidément à être connu !» C’est une blaguounette qui me plait. Eh bien ça m’est arrivé pour du vrai. C’est-à-dire pas pour rire. Autant dire, la te-hon pour une critique cinéma aussi célèbre que moi. 



Je venais de voir L’autre côté de l’espoir en vision de presse quand je croise un ami et lui  parle de ce film parfait.
Lui : Et c’est de qui ?
Moi : Je ne sais pas, un jeune réal finlandais, c’est son premier film je crois.
Lui : Tiens, il y a justement le nouveau Kaurismäki qui sort bientôt.
[Silence] La pièce tombe. Je ne connais pas ce Kaurismäki. Or, c’est un peu le Spielberg de la Finlande et je viens de découvrir son 17ème film. Moment gênant, donc. Le film parait-il sera le dernier du cinéaste, je pourrai ainsi me faire sa filmographie comme je l’ai commencée : à l’envers. Une chance finalement.

Rétropolitan, le retourneur de temps ardent


Intriguée par un air d'Elvis provenant tout droit de la rue de la Régence, je suis la mélodie et me retrouve devant l'enseigne de Rétropolitan. Ma curiosité est piquée, je pousse la porte... et me vois littéralement embarquée pour un voyage dans le temps !

Bien plus qu'un « simple » magasin de fringues, Rétropolitan pousse le concept vintage au moindre détail. Emeline, la gérante, souhaite partager l'expérience vintage dans son ensemble, de la musique (c'était donc ça!), en passant par la déco, le mobilier et les accessoires jusqu'à l'habillement.


On retrouve d'ailleurs trois catégories de vêtements (attention, ceci est l'occasion pour les non-experts, comme moi, de découvrir la différence entre les termes « vintage » et « rétro ») :

Cinématografille : Trippant grave !

Un ami m’a dit « accroche toi, c’est du lourd. Je te déconseille d’ailleurs de manger avant la séance ». Et puis j’ai vu Grave de Julia Ducournau et je n’ai pas vomi. Par contre j’ai ri, j’ai fait la lippe et j’ai eu peur.





Dans une interview accordée à nos amis Les Fiches du Cinéma, Julia Ducournau dit qu’elle « aime les films où l’on se sent humain, où l’on se sent vivant, et l’on est passé par plein d’émotions différentes. » Pas étonnant donc que son premier long métrage remplisse ces conditions et nous remplisse. Cette réalisatrice de 32 ans, je l'ai rencontrée en 2016. Élancée mais pas gracile, c’est une femme superbe aux allures rock, coiffée d’une longue chevelure blonde lisse et ébouriffée. Légèrement indolente, Julia Ducournau impose d’emblée le respect par sa présence - malgré son jeune âge - révélant aussitôt un caractère de fer et une intelligence tout terrain. Y’a pas à dire, c’est une sacrée cinéaste qui a bien fait comprendre au petit monde du cinéma francophone qu’elle n’était pas là pour rigoler. Grave en jette ! Julia Ducournau prend des risques et respecte ses engagements en vous prenant aux tripes « grave ».

De l'amour à la haine: pourquoi je n'aime plus les comédies romantiques



Que les choses soient claires d’emblée : j’adore l’amour.
Bien loin d’être aigrie et cynique, je suis au contraire une incorrigible romantique, et je ne manque pas une occasion d’inonder mon mec de mots et preuves d’amour en tous genres, des fleurs au resto en passant par les déclarations spontanées ou virtuelles. Incorrigible romantique je vous dis.

Les comédies romantiques par contre ? J'ai longtemps adoré, mais aujourd'hui, c'est tout ce que je déteste. Et pourtant, Dieu sait que j'en ai regardé.

D'ailleurs, le jour de mon premier rendez-vous avec Clem, j'ai passé l'aprèm dans le canapé de Jules, à siroter des cocktails en matant Un Amour à New-York.
Une journée à marquer doublement d'une pierre blanche: si j'ai rencontré l'amour de ma vie, j'ai aussi et surtout dit adieu pour toujours à ma passion dévorante pour les comédies romantiques.
Il faut dire que le scénario du film qu'on avait choisi avait tous les ingrédients pour faire déborder une marmite qui bouillonnait depuis déjà pas mal de temps.

CinématografilleS : Juliette, 18 ans, a vu "Noces"

Noces (de Stephan Streker) c’est le film de la semaine, celui du jour des droits de la femme. Je ne voulais pas en parler car je lui trouve deux trois défauts, pas grand chose au fond, mais fallait pas gâcher la fête. Puis, j’ai reçu ce sms de ma petite sœur :


Juliette a 18 ans, comme Zahira, la protagoniste. Comme Sadia, tuée en 2011 parce qu’elle était une femme. Alors, là, je me suis dit : et bien, Juliette, elle n’a qu’à en parler à ma place.

10-11-12 / 03 • Boulettes à la liégeoise s'expose chez Cdlt.


La galerie Cdlt, on vous en a déjà parlé plusieurs fois : ici, ici ou . Il faut dire qu'on aime beaucoup l'atmosphère insufflée par Marine et Stéphanie, qui invite à discuter des oeuvres exposées en sirotant un verre de bon vin. 

Ce week-end, la team Boulettes -et ses membres satellites- ont l'honneur de pouvoir y exposer quelques unes de leurs créations : vous y retrouverez la patte de celles et ceux qui participent à l'identité du webzine, que ce soit en photographie ou en dessin (et même en lumière, oui).

Vendredi à 19h, c'est le vernissage et on trinque -il y aura des bulles, des copains et des copines. 
Viens ! 


CHARLOTTE PRINCEN / photographie 

Beauté & trouble : les photos de Charly se révèlent aussi intrigantes qu'elles n'apparaissent épurées et limpides. Toujours, il y a quelque chose d'étrange dans le regard et la peau laiteuse des demoiselles de ses (auto)portraits...

// site internet








PHOLIEN JADOT / luminaires

Dès ce vendredi, la galerie Cdlt sera éclairée par les créations lumineuses de Pholien. Par le jeu subtil des matériaux, ses lumières subliment ce qu'elles effleurent –et on est ravi.e.s qu'il s'agisse, cette fois, de nos dessins et photographies.
On parlait déjà du designer autodidacte par ici.











MANKA / illustrations

Il s'agit de ne pas se laisser leurrer par l'explosion de couleurs des illustrations : derrière sa palette chatoyante, Manka manie à merveille le cynisme et l’humour crasse. Avec de vrais morceaux de la vraie vie dedans, parfois très drôles, parfois moins. Ça nous parle, on se régale.


// http://manka.be






CK JAD / photographie

Amoureux de voyage et de cinéma, et puis l'un de l'autre, aussi, les deux têtes pensantes de CK JAD ont promené leur appareil photo sur les rives du Mékong pour une version statique du film Indochine. Dépaysement garanti.








JULON / illustration


Depuis toujours, Julon gribouille -dans ses carnets, sur les nappes, dans les marges de ses feuilles de cours. Elle gribouille comme elle pense : dans tous les sens, avec une place de choix réservée aux petites meufs, aux animaux sympas et à la nourriture qu'elle ne même mange pas.



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Evènement Facebook / 
Boulettes à la liégeoise s'expose chez Cdlt.

10 - 11 - 12 mars
Galerie Cdlt, 6 rue du Lombard 4000 Liège

Emotions contemporaines chez Desiron Lizen


Ambiance sereine, lignes intemporelles, esthétique sobre et rassurante… Bienvenue dans le laboratoire-musée de Marie-Astrid Pelsser, à la tête du bureau d’architecture d’intérieur éponyme et de la maison Désiron Lizen.

 
          
Design contemporain, service compris

Depuis plus de quarante ans, Désiron Lizen incarne le design contemporain à Liège, et bien au-delà. Véritable institution au service du beau, celle-ci est fondée par René Désiron et Josette Lizen, avant d’être reprise par Marie-Astrid, architecte d’intérieure, qui s’en est progressivement rapprochée au gré de ses collaborations.

« D’abord, je venais ici avec mes clients », me confie-t-elle, « car le lieu représentait pour moi une véritable banque de données grandeur nature ». Pour Marie-Astrid, le magasin est un véritable laboratoire, qui permet d’expérimenter des mises en situation. On essaie différents modèles, on assemble, on touche les textures, on compare les échantillons. 
Entre René, Josette et Marie-Astrid, le courant passe très vite. C’est qu’ils se complètent mutuellement. 

Massage en terre inconnue : Rituel


Il y a déjà quelques mois, début décembre 2016 exactement, Rituel a ouvert ses portes rue de Fétinne à Liège.
Une véritable invitation au voyage dans un autre univers : celui de l'Afrique. Ici, tout est cohérent, du choix des produits à la décoration dans les moindres détails,  en passant par l'ambiance musicale et le thé servi.

C'est la pétillante et solaire Julie Lombé qui est à la tête de ce nouvel institut. Evoluant depuis 2010 dans le domaine du bien-être, Julie a un parcours atypique. Le début de sa carrière l'a d'abord emmenée dans le marketing touristique. On retrouve d'ailleurs son amour du voyage dans son institut.

Si son visage vous dit quelque chose, vous ne rêvez pas ! Julie travaillait avant chez Bio Tiful à Chênée, mais elle voulait gérer son salon seule, à l'aventure et en y intégrant sa passion pour le toucher, pour la beauté africaine et évidemment, le voyage.

Cinématografille : Le délicieux raffut de Ruffin

Joel Saget / AFP ©
Alors qu’il recevait le césar du meilleur film documentaire pour Merci Patron !, François Ruffin a marqué les esprits de sa verve militante. L’occasion est trop belle : revenons sur ce film que nous adorons et essayons de comprendre comment il a généré un tel succès. Il n’y avait vraiment rien d’autre à l’affiche qu’un film-politique-indépendant-sur-la-délocalisation-des-entreprises à cette période là ? 

Délicieux comme À la maison, mais En ville



Vous vous souvenez tous très certainement des fameux brunchs d’A la maison, concoctés avec amour le dimanche par Lena et Maxime. Et bien réjouissez-vous, car A la maison a débarqué En ville !


Boulettes en goguette : Evasion carnavalesque à Venise



En cette période carnavalesque, vous avez peut-être rencontré « Gugusse » à Marche-en-Famenne, attrapé les oranges des Gilles de Binche, dansé au son de la fanfare de Malmedy ou assisté aux réjouissances populaires de Bastogne, mais... une fois n'est pas coutume, ces célébrations se sont déroulées sous la pluie et la grisaille.

Les Boulettes ont du coup décidé de vous emmener poursuivre les festivités dans un lieu gorgé de soleil, de bonne bouffe, de masques et de gondoles : au réputé Carnaval de Venise

Painting Fields : voyage dans l'univers de Nathalie Ledoux chez CDLT


Nathalie Ledoux, son travail, c'est de la poésie picturale. 
C'est beau, ça interpelle, ça fait rêver. Un univers onirique et coloré, qu'on a découvert chez nos chéries de Cdlt

A peine diplômée de peinture à l'ENSAV La Cambre l'année dernière, elle a remporté le Prix Moonens, et une résidence au sein de la Fondation. Aux frontières de l'abstraction et du réel, comme dans un rêve, ses toiles nous invitent à un voyage dans des paysages désertiques et colorés, qui rompent en tous points avec les codes de la peinture paysagère. 



Cinématografille : Shyamalan is back ! (attention, scoop en fin de texte)

Le pitch : trois adolescentes (l’unes d’elles sort du lot, la très intelligente et ténébreuse Casey) sont kidnappées par Kévin, homme d’une trentaine d’années. Très vite, celui-ci se révèle être un schizophrène aux 23 identités…



« Savez-vous pourquoi on a peur quand on est seul ? Moi je sais pourquoi, je sais. […] Je vois des gens qui sont morts. » Brrrrrr. Ca vous dit quelque chose ? Le sixième sens, 1999. 
Après ce premier succès, le réalisateur M.Night Shyamalan a fait Incassable puis Signes et Le village, c’était le king du frisson ! 
Mais c’était jusqu’à ce qu’il fasse flop sur flop, quatre à la suite pour être exacte. Dur. 
Pourtant ses plus grands admirateurs le savaient : c’était pour mieux revenir.
 D’abord en 2015, avec The Visit (excellent) et puis aujourd’hui, avec Split (excellent). Oui, le réalisateur/auteur à l’imagination débordante est bel et bien de retour. Réjouissons-nous. Car Split est un film étonnant, d’une ambition singulière. Un film différent. Pour le réaliser, Shyamalan a eu recourt à l’autofinancement. 
Et c’est quand il a le moins d’argent que ce cinéaste est le plus ambitieux. Avec un budget limité, il  ne se donne aucune limite quant à la multiplicité des genres. Thriller ?  Teenmovie ? Conte Fantastique ? Epouvante-horreur ? Comédie ? Même Allociné s’y perd. 
C’est comme pour son protagoniste et ses 23 personnalités, Split est tout ça à la fois. M. Night Shyamalan mixe les atmosphères et les tons en maitrisant à merveille cette complexité intellectuelle et architecturale.

Ninja Ramen, un ramen bar à Liège, amen !

A l'approche de la Noël, on s'était pris à rêver aux cadeaux qui changeraient vraiment notre vi(ll)e. En bonne place de la liste de Clem ? Un bar à ramen. 



Et il faut croire qu'il a vraiment été sage l'année passée, parce que le Père Noël a exaucé son souhait. Forcément, dès l'ouverture de Ninja Ramen rue des Clarisses, on s'est empressés d'aller y goûter.
Verdict ? Testé et adoré. 

Cinématografille : Bla Bla Land



Trois fois. J’ai vu le film trois fois déjà. Zéro pourtant. Zéro critique du film ne correspond à mes impressions. Les voici, livrées dans Boulettes à la Liégeoise qui m’offre généreusement une parcelle de sa belle sphère d’expression. 

Comment survivre à la Saint-Valentin quand tu es célibataire ? Une bonne dose de réconfort tout chaud, bien ardent.


Haaa... la Saint-Valentin... la fête des amoureux, cette célèbre journée annuelle qui te rappelle une fois encore que... toi, tu es célibataire, ma pauvre vieille (mon pauvre vieux, ça marche aussi) !

Mais rassure-toi, on te prouve aujourd'hui, chez les Boulettes, que tu n'es pas seule. Hé oui, nous aussi, on sait qu'une fois la barre des 25 ans (et encore...) dépassée, c'est toujours la même rengaine :
l'oncle Henry qui grommelle dans sa vieille moustache à chaque réunion de famille : « Et alors, toujours pas de Jules ? Tu ferais mieux de te dépêcher ou il n'en restera plus ! » ; l'ami du pote du cousin de Charles que ta meilleure amie a justement invité à souper le même soir que toi (tout à fait par hasard...) ou encore, l'amas de photos de couples postés devant leurs beaux sapins qui hantent ta page d'accueil Facebook le soir de Noël, pendant que tu regardes le bêtisier RTL accompagné de ton chien déguisé en renne pour l'événement.

Bref, toutes les occasions sont bonnes pour te rappeler que toi, tu es esseulée, délaissée...

Et si en fait, bah, c'était juste pas grave ? Et si on pouvait choisir une toute autre voie et être heureux quand même ?
La preuve grâce aux témoignages d'hommes et femmes liégeois qui nous expliquent pourquoi ils sont célibataires et fiers de l'être !

Trois rencontres par jour, en forme toujours ?


Il y a des initiatives qui retiennent notre attention, parce qu'elles sont audacieuses, intéressantes et parfois osées. Celle de Johnny Lagneau, trentenaire indépendant ouvert et chaleureux, qui s'accompagne volontairement du hashtag-sobriquet « Johnnylagneaunestpasunmouton » surprend par son audace et a des airs de défi personnel.

Depuis novembre 2016, et ce, sur un coup de tête, Johnny s'est mis au défi de rencontrer trois nouvelles personnes inconnues par jour pendant un an, d'échanger avec eux, d'apprendre des choses à leur sujet, et de clôturer la discussion par un selfie attestant de la rencontre.
3 x 365 personnes, ça fait quand même 1095 nouvelles têtes à rencontrer en un an. Impossible ? Pour le moment, le compte est bon ! Le plus, c'est qu'il ambitionne de rassembler toutes ces personnes en novembre 2017, pour qu'elles se rencontrent entre elles.

Officiant habituellement à Virton d'où il est originaire, Johnny s'est rendu dans notre Cité Ardente, pour un défi de taille : rencontrer trente-six personnes en une journée. Défi accepté de son côté – et du mien – pour parler de son projet, découvrir comment il procède, et surtout voir si le liégeois n'est pas trop frileux à l'idée de parler avec un inconnu (à jeun, entendons-nous! On sait bien qu'avec un certain taux d'alcool dans le sang, le liégeois devient ami avec la terre entière).
Johnny, que j'ai suivi au travers de ses rencontres liégeoises, nous explique sa démarche et ses
questionnements.

Bleues de denim : coup de foudre pour Façon Jacmin


Accomplies et épanouies, Alexandra et Ségolène Jacmin incarnent une certaine vision du bonheur, et leur parcours est carrément inspirationnel.
Elles sont belles, elles sont cool, elles sont brillantes, et elles n'ont pas froid aux yeux : plutôt que de continuer sur des chemins tout tracés, les juumelles originaires de Bruxelles ont décidé de lancer leur label.

Un vestiaire rêvé à découvrir dès ce soir à la Galerie CDLT : 5 bonnes raisons de s'y presser.

Boulettes en goguette : Nos bons plans pour un city-trip réussi à Rotterdam


La tradition a commencé l'hiver passé.
Un city-trip épique le week-end avant Noël, passé à arpenter Berlin en famille, et qui s'était avéré si réussi qu'on s'était juré de recommencer chaque année.
Une promesse faite la bouche en cœur à l'arrivée à Zaventem, sans se douter un instant à quel point l'année d'après à la même période, on serait débordés.

Entre une thèse à finir et une autre à amorcer, un examen de chirurgie et des deadlines journalistiques ultra serrées, on s'est vite rendus compte qu'il allait falloir s'adapter.
L'objectif? Un week-end dépaysant mais tout de même reposant, où on allait pouvoir profiter un maximum en un minimum de temps.
Ajoutons à ça des contraintes de budget et on s'est décidés pour Rotterdam, qui offrait l'avantage d'être accessible facilement (à 2h de voiture de Liège seulement) et de pouvoir se découvrir à pied.


Le verdict: un week-end magique, dont on est revenus heureux et plein de bonnes adresses qu'on partage avec vous - Hup Holland Hup!

Aucune fausse note pour la soirée Accord Bière Fromages


Il y a plusieurs choses que j'aime dans la vie. Des choses simples. Comme une bonne bière, du fromage, du sirop et du vrai pain. Une ambiance cosy et chaleureuse rajoute à cette gamme, les ingrédients d'une soirée parfaite.

Tous ces ingrédients, je les ai retrouvés dans une soirée accord bière fromages, orchestrée par Nathalie Pinson.
Fondatrice de la micro-brasserie La brasserie des Coteaux, et formée en zythologie qui est l'art d'étudier la bière sous toutes ses coutures, Nathalie propose des ateliers de beer-pairing et de brassage. N'est-ce pas génial d'apprendre à découvrir la palette de saveurs que la bière propose et de découvrir le savoir brassicole ? Et on ne vous parle pas de la vielle Carapils de fin de soirée ou de la Jupiler qui a pris chaud en festival. Ici, on découvre des bières savoureuses, surprenantes, tantôt légères, tantôt plus denses, et surtout, issue de petites brasseries qui gagnent à être connues.

Tartin'emoi : la tartine, revisitée (et délicieuse)


Les mots partage, simplicité et convivialité nous parlent forcément, à nous, irréductibles liégeois et ça tombe bien, parce que c'est exactement ce que les gentils hôtes de Tartin'emoi proposent dans leur nouveau lunch bar situé rue du Vertbois 9.

Et vous allez le voir, cette authenticité locale, c'est de la déco à l'assiette qu'on la retrouve.

Jo Llcool: des photos et des farces



Dans le milieu des amoureux de l'art, il y a différents profil. Il y a les requins, ceux qui alimentent leur collection en fonction d'un éventuel potentiel bankable de l'artiste et pour qui chaque oeuvre n'est finalement rien de plus qu'un investissement.
Il y a les connaisseurs, ceux qui savent te citer les influences et le nom du mouvement devant chaque oeuvre rencontrée, et qui, généralement adorateurs d'un seul courant artistique, font de leur intérieur un autel aux artistes qui y appartiennent.
Et puis il y a les autres, ceux qui aiment tout du moment que ça leur parle, et si c'est farceur, ma foi, l'oeuvre n'en est que plus réussie.

Tout qui me connaît et a déjà eu l'occasion d'admirer mon cabinet de curiosités sait que j'appartiens fermement à ce courant de pensée, et c'est d'ailleurs en admirant les dessins irrévérencieux d'Aurélie William Levaux (on vous en parlait ici!) que j'ai découvert l'univers farceur et fabuleux de Jo Llcool. Dès que j'ai posé les yeux sur sa première photo trafiquée, ça a été un coup de foudre instantané, et comme en plus il est vachement sympa, on a décidé de vous le faire découvrir aussi!

Rééquilibrer son énergie grâce au Reiki: testé et adoré


I. 

Je grandis avec un papa médecin, tout ce qu'il y a de plus cartésien, et une maman ardennaise à qui on ne la fait pas. Depuis la relève est assurée par mon petit frère, désormais presque médecin et déjà complètement rationnel, et mon mec, doctorant en sciences po, qui applique l'empirisme à la lettre.
Se soigner, c'est avec des médicaments, prescrits par un médecin; les plantes, c'est très joli, mais dans le jardin, et les huiles essentielles, ok, mais pas pour la santé, dans le bain.
Rééquilibrer ses énergies? Et pourquoi pas se soigner par magie, tant qu'on y est!

II. 
Petite, je rêvais d'être journaliste, et ça y est, le rêve est devenu réalité.
Certes, je n'en suis encore qu'aux débuts de ma carrière, mais avec deux ans derrière moi, je suis toujours persuadée de faire le plus beau métier du monde.
Par contre, difficile de déconnecter. J'ai toujours un écran sous les yeux, un mail urgent auquel il faut répondre, ou un sujet sur lequel il faut sauter avant de se le faire piquer.
Depuis quelques mois, je fais l'effort conscient de ne plus m'endormir avec mon téléphone à côté de moi pour arriver à débrancher un petit peu.
Parfois, face au stress et au tourbillon de choses qui doivent toutes être faites là, maintenant, toutes en même temps, je me surprends à contracter tous mes muscles involontairement, ce qui est particulièrement douloureux dans la nuque.
Un anti-inflammatoire, un peu de Reflex Spray, et j'essaie de ne plus y penser.

III.
Professionnellement, c'est le bonheur total: nouvelles collaborations, nouvelles responsabilités, la possibilité de faire des rubriques plus fouillées - je m'éclate.
Pourtant, malgré l'énergie que je ressens quand je suis à la rédaction, à la maison, je suis tout le temps fatiguée. C'est pile au moment où je décide de me reprendre en main niveau sport et alimentation (un esprit en pleine forme dans un corps sain, tout ça...) qu'Altuna fait une apparition providentielle pour me proposer de tester le reiki. De prime d'abord, le reiki, ça ne m'évoque rien de plus que le Japon, les sushis, tiens, d'ailleurs, j'ai faim.
Comme Altuna et son tempérament cool et assuré sont les meilleurs pubs pour cette drôle de discipline orientale, je décide d'essayer.

Tourbillon de culture à Liège : Ouverture de KulturA.

Flèchemuller à la Galerie Rature
Si vous avez bonne mémoire et que vous avez été des Boulettes attentives, vous vous souviendrez peut-être que l'on avait évoqué, il y a quelques semaines d'ici, dans l'article sur Les fugueurs du livre, l'ouverture prochaine d'un nouveau lieu polyculturel dans notre cité.

Et cette semaine, vous avez probablement dû repérer l'arrivée de l'événement (*cri de joie*), annoncée par une armée de petits logos bleus accompagnés des lettres « k » et « a » sur nos pages Facebook.


En Boulettes intriguées (comme toujours) nous avons évidemment voulu en savoir plus et avons, pour ce faire, discuté avec Elise, l'une des coopératrices du projet.

Homi Food – Les plats qui te veulent du bien


Que celui ou celle qui n'a jamais fêté la Saint-Sylvestre en disant, coupette à la main « Cette année, je fais régime », me lance la première boulette.
C'est bien connu, après le réveillon, place aux bonnes résolutions. On se promet d'aller à la salle six fois par semaine, on se jure mordicus de manger plus de légumes, d'arrêter le sucre, et fin janvier, constat cruel, on fini enroulé dans un plaid devant The Voice, avec de la comfort food.
Chère Boulette, crois-moi bien, si tu fais subir à ton corps un régime draconien aussi sportif qu'alimentaire, non seulement ta (nouvelle) tenue de sport va prendre la poussière, mais en plus, à force de mettre uniquement des légumes dans ton assiette, tu seras d'une humeur de bouledogue ! Et, pour finir, tu te réfugieras sur tout ce que tu t'étais jurée de ne plus jamais manger.

Ce qu'on te propose, plutôt que vouloir faire la guerre à ton corps, c'est de t'en occuper avec bienveillance et d'arrêter de te priver. La bienveillance, ça peut commencer par une réflexion sur son alimentation : manger mieux, prendre conscience de ce qui se trouve dans notre assiette. C'est ce que propose Homi Food, fondé par deux jeunes liégeois passionnés de sport et de cuisine: Jonathan Dehossay et Jonathan Pirastu. Ces deux entrepreneurs, épaulés par le nutritionniste renommé Damien Pauquet, proposent des recettes originales, pas déprimantes et équilibrées afin de manger de manière saine pour faire du bien à son corps. L'idée derrière le concept Homi Food est de permettre aux gens de ne plus passer trop de temps en cuisine et de pouvoir manger des plats préparés sains. Pas ceux qui sont transformés, noyés de sucres et d'additifs inutiles. Avec Homi Food, on mange de saison, sans conservateur, ni gluten, ni lactose. Un bon point pour les Boulettes intolérantes.