Point Bled : Surftrip au Maroc avec les seigneurs de Wallifornie



L'automne dernier, j'avais échappé à la grisaille en allant surfer à Imsouane avec les petits potes de Waveless. J'en avais profité pour écrire un compte-rendu iodé de notre escapade pour NOW, et comme l'été n'en finit pas de nous pleuvoir sur la tête, je vous y emmène. 



« Une petite Leffe avant le départ? » 

Aéroport de Charleroi, 4h du matin.
Quelques heures de sommeil ou un café serré feraient le plus grand bien. Une bière spéciale, un peu moins, mais la tradition n’attend pas.
Parmi les visages fripés qui hantent l’aéroport, arrachés avec violence à leur oreiller, un groupe de surfers prend l’apéro. Ils s’appellent Alex, Oli, Charles ou Audric.
Et puis Greg et Lio, les deux shapers de Waveless. Créer des planches de surf en Wallifornie, où la Meuse ne fait de vagues que lorsqu’on y repêche un noyé, il fallait oser-ils l’ont fait.



Perché sur une colline qui surplombe l’océan, l’Aloha Surf Camp est l’endroit rêvé pour se poser après une journée passée à lutter contre la marée.
Couleurs fanées et décor suranné: pas de doute, si Wes Anderson se mettait aux films de surf il tournerait ici, dans cet hôtel sorti tout droit de l’âge d’or des hippies.
Sur la terrasse qui relie leurs trois chambres et qui fera office de point de ralliement pendant ces quelques jours en leur compagnie, Lio sert le thé.
Le breuvage brûlant a à peine le temps de refroidir que déjà, il est temps de repartir. Difficile en effet de résister aux rouleaux parfaits qui nous narguent depuis la terrasse. Non mais à l’eau quoi, on est pas venus ici pour papoter et boire du thé. Y’a des planches à waxer, des wetsuits dans lesquels se saucissonner (effet sculptant assuré), des vagues à (tenter) de surfer. Un bronzage à peaufiner, aussi. 
Pas question de rentrer sans être bronzé et de ne pas attiser la jalousie.


« Ici ils font du tajine de chameau. C’est délicieux, mais il faut le commander à l’avance »

Avec ses maisons roses et sa colonie de chiens errants, le village de Taghazout a un haut potentiel dépaysant. Tout du moins, jusqu’à ce qu’on entre dans un des shops avoisinants: sodas, oreos et chocolat Milka, il ne serait pas temps que les surfers se trouvent dépourvus une fois l’heure des munchies venue. 
Heureusement, les chameaux qui arpentent le périmètre se portent garants de l’ambiance mille et une nuits.
Ca, et le fait qu’au moindre coin de rue, on nous propose du haschish à la sauvette. Associer aussi hardiment surf et fumette, c’est clair, les locaux ont dû trop mater Point Break. A moins qu’il n’y ait un fond de vérité derrière le cliché ? Toute ressemblance avec des circonstances s’étant déroulées, blablabla, on n’est pas là pour balancer.


« Tu veux une banane ? »

Pendant qu’Oli, Charles et Audric enchaînent les vagues avec toute la vigueur de leurs 20 ans, Greg et Lio mangent des bananes et parlent du bon vieux temps.
Celui où ils ont appris à surfer, à la rude, dans un camp en France. Deux semaines à se faire humilier par la mer, aspirés au fond de la vague à défaut de la surfer.

« Au début, le surf, c’est un peu l’école de la frustration. Il faut s’imaginer que tu es en snowboard, mais sans les remontées mécaniques, à plat ventre sur ta planche sur laquelle tu dois te hisser sans fixations, avec une visibilité à 5 mètres ».

Ramer, se positionner, se lever, surfer. L’enchaînement est simple, l’exécution, compliquée. Mal se positionner, et se faire rincer les sinus à grands renforts de cumulets forcés dans l’écume. Se lever trop tard et finir sa course misérablement, debout mais quasi immobile en plein milieu de l’océan. Combien de vagues ratées pour quelques secondes passées à glisser sur l’eau ? Dès le moment où la magie opère, la frustration et les bras lourds disparaissent face à l’émerveillement et la sensation de voler.




«  Elle est où ma pintje ? » 

Sur la terrasse, une collection de cannettes de Carlsberg qui ferait rougir certains bars du Carré. Ici, pour trinquer à l’heure de l’apéro, mieux vaut venir paré : à Taghazout, l’alcool est out.
Pas de quoi décourager une bande de Valeureux Liégeois. Les cheveux en bataille, les yeux rougis par l’eau de mer, on refait le monde au fil des bières. Ca parle de surf, de snowboard, de skate.
Qu’importe la glisse pourvu qu’on ait l’ivresse.


«  Je lui ai demandé comment elle avait préparé l’omelette.Tu sais ce qu’elle m’a répondu ? Qu’il fallait casser des œufs ! »

L’ambiance potache se poursuit le lendemain au petit-déjeuner malgré nuit courte, le manque de sommeil instantanément balayé par l’excitation d’aller surfer. Entre deux bouchées d’omelette, les surfers confirmés nous regardent avec bienveillance. Limite s’ils ne s’excusent pas de nous avoir transmis le virus, celui qui les pousse à se jeter à l’eau à la moindre occasion et à ramer usqu’à la déraison. Nos ombres s’allongent sur la sable où séchent nos wetsuits glacés qu’ils sont encore dans l’eau à attendre le prochain rouleau.
Pas question de quitter l’eau tant que le soleil n’y a pas plongé.


«  Il y a deux catégories de surfers.
Les longboarders, qui font ça autant pour le surf que pour le style, et puis les autres. Mais comme tout le marketing du surf tourne autour de mecs bronzés avec des petites planches, tout le monde achète ça 
»

Du haut d’une falaise, le crew regarde Oli et Charles se lancer à l’assaut des rouleaux. L’eau gronde et tourbillonne et rappelle dangereusement la puissance de l’océan. Une seconde d’inattention et c’est parti pour un petit détour par une machine à laver salée dont on ressort les sinus explosés.
Oli et Charles, eux, sont concentrés. A les voir frôler de la main le tube qui peu à peu se referme autour d’eux, on se dit que ça doit être ça, toucher du doigt le Nirvana.


«  Les coups de boule, c’est mauvais pour la santé »

Le matin même, une bagarre a failli éclater – une histoire de priorité volée et de locaux énervés. Pas plus d’un surfer sur la vague, celui qui en a pris possession en premier a priorité sur celui qui est toujours en train de ramer. Plus que de la politesse, une question de sécurité.
Les esprits s’échauffent ; les anecdotes s’enchaînent, ça parle de bagarres aquatiques, de spots de rêve et de surf babes qui glissent sur la mer les seins à l’air.
Reprends de la Carlsberg mec, de toutes façons, demain, on se barre sur la côte.



« C’est Saint-Tropez ici les gars »

Au marché aux poissons, la pêche fait à peine quelques mètres qu’elle est déjà sur les étals des poissonniers, prête à être grillé. On choisit son poisson pendant qu’il frétille, et on s’assied à l’ombre du phare en attendant qu’il soit préparé. Thon rouge, poulpe et daurade chauffent les braises en attendant la véritable star du show, des fruits de mer fantasmagoriques sortis tout droit de la Petite Sirène.
Dans le port d’Imsouane, y’a des surfers qui mangent, et qui cassent à coups de pierres des araignées de mer.



Un festin de rois à 6 euros par personne, dégusté sur une longue table en plastique avec vue sur les embarcations de bois coloré, les chiens errants et les pêcheurs du dimanche.
Seule ombre au tableau : Neptune n’est pas prêteur, c’est là son moindre défaut. Un festin marin, oui, mais pas de houle en contrepartie. Les planches de surf prennent le soleil sur le toit des voitures de location pendant qu’on contemple nos options.
Après pas mal de pourparlers entre vieux sages et têtes brûlées, on se décide à rentrer, espérer profiter de quelques vagues et des derniers rayons du soleil dans la crique en contrebas de l’Aloha.
Sur la route du littoral, panneaux et grues annoncent l’apparition de la station Taghazout Bay, son golfe et ses hôtels rutilants. Le cœur se serre à l’idée de la colonisation de ce paradis perdu par des touristes à la recherche de soleil bon marché.

« T’inquiète, ça fait des années que les grues sont là et le projet n’avance pas ».

Long live la Wallifornie.



Texte+Photos / Kath 
(paru à l'origine dans le NOW#7 )

Le Pavillon des Bobelines : Plaisirs éphémères, and more...




Bien connu des festivaliers francofous, c’est un lieu chargé d’histoire qui accueille depuis le 13 juillet un restaurant éphémère aux couleurs de la bière spadoise : la Bobeline. Installation micro-brassicole, carrefour culturel, Brew-Pub et plaisirs gourmands, un projet un peu fou porté par des passionnés qui n’ont pas froid aux yeux.

Cinématografille : tais-toi et roule


Elle : « Tu t’appelles comment ? » Lui, d’un air faussement désinvolte et d’une voix exagérément grave : « Baby ». Étonnée : « Tu veux dire Baby B-A-B-Y, Baby ? » Blasé : « Ouep ». Argh, le gosse a à peine 20 ans et on craque. Les filles, de l’échine, les mecs leurs poings. Ce visage poupon est exaspérant, non, craquant ! Oui, j’ai été voir un gros film d’action avec des fusillades et des courses poursuites automobiles et j’ai kiffé sa race.

Bucolique et gastronomique : la " balade gourmande " à travers champs


Parce que la Province de Liège n'a pas que son centre ville à offrir, nous avons eu envie de partir à la découverte de ses petits recoins méconnus - et plus feuillus - le week-end dernier.

C'est sur la commune de Trooz que nous sommes tombés, attirés par l'odeur alléchante des préparatifs d'une balade gourmande ! Il semblerait, en effet, que l'on soit prêt à parcourir plus de 7km à travers champs et bois pentus pour découvrir un joli petit village...
ET POUR MANGEEEER !

Midi ensoleillé chez Al Limone, cantine & épicerie piémontaise


Comment trouver une échappatoire à cet été gris qui n'en finit pas de nous tomber sur la tête ? On a trouvé comment s'évader chez Al Limone, une épicerie-cantine gourmande qui amène tout le soleil du Piémont dans le centre. 

Rendez-vous (confidentiel) au Club A.R.L.B.



Moulures néo-classiques aux murs, verrière art déco et portraits fumés à l’éloge de ses membres… l’Académie Royale Liégeoise de Billard (ARLB) est bien plus qu’une salle de billard. C’est avant tout un club avec un grand C où, depuis 1906, les gentlemen de la principauté viennent passer un peu de bon temps en société.

Quand Lionel m’a parlé de son club privé de billard, j’ai d’abord imaginé une cave en Outremeuse, à l'ambiance moitié-bowling, moitié-speakeasy. Mais celui-ci d’insister, j’ai fini par accepter : « si si, tu vas voir, le lieu est complètement dingue. Et puis, c’est une institution à Liège, ça existe depuis super longtemps ». J’ai beau être une quille au billard, il n’en fallait pas plus pour me convaincre.

Liège estivale, Liège festive : idées alternatives pour sortir cet été


L'heure est grave : on a rien vu venir, mais le mois de juillet touche à sa fin.
Ce qui veut dire que l'été est déjà bien entamé, de moitié, et avec lui, une bonne partie des festivals musicaux et autres rendez-vous estivaux. L'heure est grave, mais la bonne heure a sonné aussi : ce sont ces jours-ci que s'annoncent nos évènements préférés de la saison en Cité Ardente, plus brûlante que jamais.

Atypiques, (très) démocratiques, drôlement plus esthétiques que le Carré, et définitivement plus confidentiels que les Ardentes, qu'on soit rassuré.e.s : Liège regorge encore de petits festivals fantastiques et d'évènements culturels éphémères pour nous faire sortir tout l'été.

Sous le papier, la plage: 10 livres à dévorer cet été


L’été, c’est le bonheur. Certes il y a: les moustiques, les coups de soleil, la chaleur qui fait plaquer la frange. Mais aussi : le rosé, les apéros qui n’en finissent jamais, les journées rallongées, et plus de temps, ça veut dire plus de temps pour bouquiner. Ca tombe bien, justement, on adore bouquiner. A la plage, au bord de la piscine, ou bien à l’ombre des arbres du parc de la Boverie : on vous a concocté une liste de livres à savourer tout l’été : profitez ! 

Liège surprises : la fois où on a écrit un livre


Ni péridurale, ni césarienne, et pourtant, ça y est: on tient notre bébé.
300 grammes, 18 centimètres de haut, et 3 géniteurs, c’est un bébé pas comme les autres.
D’ailleurs, on dirait bien qu’il est magique tant on a mis de l’amour à écrire ses 100 rubriques. Des coups de cœur, des endroits secrets, nos adresses préférées : ce livre contient un peu de nous trois, et surtout, de l’âme de Liège, ce grain de folie qui fait qu’on l’aime, parfois elle nous énerve, mais on ne peut jamais vraiment la quitter. Forcément, comme des jeunes parents, on est heureux, on est fiers, et même sans césarienne, on a un peu mal au ventre aussi : est-ce que notre livre va vous plaire ? Pour vous aider à mieux le comprendre, on vous emmène en coulisses du processus créatif : récit en trois temps et à 6 main d’une expérience hors du commun.

Bisous, et bonne lecture,

KathClem et Jules

Face-à-face musical avec Tanaë


A moins d'avoir été enfermé dans une caverne les dernières semaines, vous avez forcément entendu parler de Tanaë sur les réseaux sociaux. Cette jeune liégeoise âgée de 20 ans a commencé sa trajectoire en proposant ses reprises acoustiques de titre bien connus (One Dance de Drake, Heatens de Twenty One Pilots ou encore All in You de Synapson).
C'est avec une totale réinterprétation du titre qui a bercé nos boums d'adolescents, Barbie Girl de Aqua, que la chanteuse à la voix enveloppante, a carrément fait le buzz.
Récemment, Tanaë a joué au Nandrin Festival, et il y a quelques jours à l'Abbaye de Stavelot, dans le cadre des apéritifs-concerts.
Une demoiselle à découvrir, que nous avons eu la chance de rencontrer.

Cinématografille : Je vous salue Malick


Certains ressentent les films de Terrence Malick comme des vieux relents de catéchisme. Pour d’autres qui acceptent de s’y projeter, ils sont des voyages philosophiques dans lesquels on s’emporte avec plaisir. Song to Song, en salles le 12 juillet, est sans conteste l’œuvre la plus touchante de ce cinéaste mystérieux, depuis sa Palme d’Or en 2011. 

Le Bistrot Mentin : café, cocktails & dolce vita



Le Bistrot Mentin est apparu il y a un mois, presque comme un mirage, dans un coin de Liège où on ne l'attendait pas. Un temps QG de César, coiffeur punk de son état, la rue Sainte-Aldegonde était retombée dans l'anonymat, passage furtif et obligé à la sortie du parking Saint-Denis. C'en est désormais fini grâce au Bistrot Mentin, qui a ramené ici de la vie et bien plus encore. 

RIVE, en vogue et sur les ondes


Déjà entendu sur les ondes avec leur titre « Vogue », c'est en première partie de Thomas Azier que j'ai découvert l'étendue du répertoire de RIVE, le 18 mai dernier.
Une chose qui frappe directement lorsque l'on écoute ce duo bruxellois, c'est la délicatesse. La délicatesse de la gestuelle sur scène, tout en réserve et en élégance, la délicatesse des mots choisis pour les textes et surtout, la délicatesse de la voix de Juliette Bossé.
C'est cet été que le groupe présentera son EP « Vermillon » pour une tournée des festivals.
Première étape, les Ardentes, ce vendredi, avant de faire une étape par les Francos (20/07), le BSF (09/08), le Bucolique (25/08), Août en Eclat et les Solidarités (26/08) et enfin, les Nuits du Soir (21/09).


Nous avons rencontré Juliette et Kévin, leaders de RIVE, pour une interview et un shooting dans les murs de la boutique Radical, à Liège. Coup de coeur garanti.

Hors-la-loi : pourquoi il faut tuer le (bon) père (de famille)


La première fois que j'ai entendu parler de la notion de bon père de famille, j'ai souri. 
C'était en cours de droit, à l'université, j'avais quitté Liège, et ça m'a rappelé mon papa, qui incarne à merveille le bon père de famille. Responsable, prudent, ponctuel, on ne la lui fait pas à lui. Accessoirement, j'étais pas mal sous le charme dudit prof de droit, alors entre ça et mes pensées paternelles, je suis un peu passée à côté du concept. C'était rigolo comme appellation, vachement désuet, j'ai classé l'info en me disant que la notion n'était plus appliquée. 



La deuxième fois que j'ai entendu parler de ce fameux bon père de famille, par contre, j'ai ri. 
Je devais signer un contrat de bail, et contrairement à mon père, je ne colle pas du tout au concept. Pas d'enfants, déjà, et puis surtout pas de zizi, non vraiment, rien du bon père de famille. J'ai paraphé mon nom en ricanant dans ma barbe, qui n'était ici que métaphorique, pour l'expression, voir phrase au-dessus, pas de zizi, pas de barbe, mais voilà, le français est fait comme ça. J'ai à nouveau rapidement oublié ce fameux bon père de famille, l'excitation d'emménager dans l'appartement, de le décorer, les deadlines, la vie.

Et puis. Et puis ce week-end, j'ai vu passer la pétition d'Elsa, partagée par Jules. J'ai à nouveau un peu souri, parce que Jules, elle est vachement engagée. Et puis j'ai cliqué. Et puis j'ai signé. 

C’est vrai que je suis plutôt engagée -certains me trouvent même un peu casse-pied. En particulier en ce qui concerne le sexisme et ses dérivés, j’ai tendance à pas mal chipoter ; du genre à relever tout ce qu’on impose et reproche juste aux filles, du genre à souligner que « fille » c’est déjà une construction sociale en soi, et même du genre à expliquer que tous les papas n’ont pas forcément un zizi, justement. Bref, j’ai mon rôle à tenir lors des débats en soirée.

Parfois je suis d’humeur à argumenter pour ce en quoi je crois, parfois je laisse couler : c’est ok, prendre conscience des inégalités prend du temps, surtout quand on a grandi toute sa vie en les considérant comme des vérités bien établies. D’ailleurs, quand j’ai rencontré Elsa dans le vaste monde d’Internet (l’époque lointaine et bénie de myspace et de skyblog, toi même tu sais), on devait être en 2007, et à l’époque je devais très certainement penser que « féminisme » était presque un gros mot, qu’il valait mieux remplacer par « humanisme ».  La jeunesse, c’est pas toujours la fierté.

En 2017, si Elsa est révoltée en devant signer un contrat en sa qualité de « bon père de famille », c’est peut-être à cause de son histoire et de ses convictions. Mais c’est peut-être aussi simplement une question de bon sens.
En vérité, son indignation nous concerne toutes (et tous !) : cette notion est archaïque et discriminatoire. Pour les femmes, car elle énonce clairement qu’il faut être un homme pour être à la hauteur de certaines responsabilités. Pour les femmes et les hommes, car elle sous-entend que la capacité à être un bon gestionnaire est corrélée à celle de s'occuper d'enfants.

Reconnaissons-le franchement : cette notion est absurde et n’a plus de raison d’exister.
Mais tout ça, c’est expliqué très, très clairement sur la page de la pétition à signer pour abolir ce terme du droit belge.

« Ouiii mais le salaire égal et les violences conjugales, ça, ce sont des vrais combats ! », « C’est quoi quelques mots sur un bout de papier qu’on lit et qu’on oublie ? Battez-vous pour des choses importantes », j’en entends déjà grommeler dans le fond. Alors, oui, c’est sûr, il y a de plus grands combats. Mais il n’y a jamais de trop petites victoires. Se battre pour quelque chose n’empêche certainement pas de pester contre d’autres, dont un langage suranné et tout sauf neutre. Faudrait pas non plus se contenter d’hausser les épaules parce que bon, ça a toujours été comme ça.

Puis vous connaissez la musique : c’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup. Alors, prenez donc les 15 secondes nécessaires pour signer. Promis, ça change les choses.






Des soldes slow fashion avec Mahalo { et une petite surprise ! }


Qui dit été dit soldes,
et qui dit soldes dit excellente excuse pour partir en vrille dans les magasins.

Alors, oui, c'est important de (se) faire plaisir, mais ça l'est tout autant de le faire de manière consciencieuse -et conscientisée. Au jour d'aujourd'hui, il est même fondamental de se tourner vers des enseignes et des marques qui, petit à petit, tentent d'agir en faveur de la planète et de tous les êtres qui la peuplent.
Et puisqu'on est en 2017, la bonne nouvelle, c'est qu'on peut faire tout ça en continuant d'être fashionista et adepte des produits de beauté coquets. Oui oui.

A l'aube de ce mois de juillet, on vous propose donc un focus sur une de nos boutiques favorites où craquer en cette période de soldes -avec, en bonus, une petite récompense made in Mahalo x Boulettes à la clef...

Parfaitement Imparfaites : rencontre avec Chrystelle Charlier, blogueuse



Chrys, c'est cette fille que j'ai connue à travers son ancien blog Two Girls One Mag, grâce à un article désopilant sur les images de campagne de Zara.
C'est ainsi que, depuis quelques années, je lis ses billets, suis son évolution et son parcours. Nous voilà trois ans plus tard à parler de son blog récemment créé : Imparfaites.
Au menu ? Du body-positive, des réflexions au quotidien, des avis sur la vie de tous les jours et une sacrée dose de second degré.
Bref, la vie, détaillée sans détours, à travers une plume rafraichissante, drôle et sans langue de bois.

48h à Anvers : culture, confiture & bonnes adresses



Si proche, et pourtant tellement différente, Anvers figure en bonne place de notre palmarès personnel des villes les plus cool de Belgique. De faux airs de Berlin, un air de famille avec certains quartiers parisiens, et une ébullition créative qui séduit et galvanise : visite guidée. 

Quand la SNCB nous a proposé de réaliser un partenariat, on a été tout à la fois ravies, flattées, mais aussi un peu sceptiques. En bonnes représentantes de la Génération Y, biberonnées aux hashtags, aux billets low-cost et au rêve sur Pinterest, pour nous, une escapade est forcément dépaysante, surprenante, et aussi lointaine que notre budget nous le permet. Autant dire qu'on part donc plus souvent en avion qu'en train, et certainement pas en Belgique. Et pourtant.

Dille & Kamille souffle sa première bougie, et on se réjouit


Il y a un an, le 24 juin 2016, nous autres Boulettes étions réunies en un seul et même endroit, rue Pont d’Avroy – et croyez-nous, au vu de nos agendas, c’était déjà un exploit. Mais c’est surtout que nous ne voulions en aucun cas rater l'ouverture du magasin Dille & Kamille, dont nous attendions avec impatience la venue en Cité Ardente.

Si nous étions alors déjà entièrement conquises – on vous racontait tout ici  - par l’art de vivre qu’offre Dille & Kamille au travers de ses ustensiles de cuisine (oui, on les a tous à la maison), de ses délicats meubles d’intérieur (oui, on a aussi craqué pour les chaises blanches), de ses bougies, de ses plantes, de sa vaisselle, de ses nappes  (vous l’aurez compris, notre appart s’est transformé en showroom), autant vous dire que nous sommes, après un an, toujours aussi ravies. Et, à nouveau, nous attendons le samedi 24 juin avec impatience.

Rose Clotide : grandes tailles et maxi style


Rose Clotilde, c'est le nom délicat et poétique du projet fondé par Rebecka Gulino, une jeune femme pétillante. Son envie est de rendre aux femmes rondes le plaisir de s'habiller. Fini d'écumer les rayons abandonnés de grandes tailles, finis les vêtements informes. Grâce à une sélection de marques, Rose Clotilde habille les femmes en réintégrant la notion de plaisir dans la garde-robe. Déjà repérée à l'Echiquier Mode en avril dernier, nous avons eu la chance de rencontrer Rebecka, qui nous explique davantage son projet et son parcours.
La bonne nouvelle ? On pourra se rendre à la toute première vente de Rose Clotilde ce mercredi 7 juin, à Liège. Elle sera accompagnée de la créatrice de bijoux en bois Tempala et de la créatrice de pochettes Atelier Lori.

Nous irons randonner avec Maxime : escapade dans nos contrées



C'est en plein milieu de l'hiver dernier que j'ai découvert le blog de Maxime Alexandre : Trekking et Voyage. Sans doute désemparée par le temps froid et le printemps encore lointain, je passais beaucoup de temps à lire des blogs de voyage (et à rêver à leur sujet). Et c'est comme ça que j'ai découvert celui de Maxime, principalement axé sur la randonnée, loisir que je pratiquais régulièrement avec mes parents, que j'ai abandonné parce que je trouvais ça nul ado, et que je retrouve avec plaisir (et crampes le lendemain) maintenant.

Echappée estivale chez Radical

Chaque année, c'est pareil : il suffit que le mercure passe du bon côté des 20 degrés, et tout à coup, entre ceux qui sont partis se dorer sous d'autres cieux et ceux qui se terrent à l'ombre, il n'y a plus personne sur les pavés. Sauf à proximité d'un passage estival obligé : Radical. Installée rue de la Casquette bien avant que ce soit hype, cette enseigne familiale fait peau neuve et invite plus que jamais à l'évasion et aux passe-temps ensoleillés. Visite guidée. 





Avec sa gamme monochromatique et ses accents de bois flotté, on trouve à la boutique femmes réimaginée de faux airs d'adresse branchée des Hamptons. Loupé : c'est son île d'Ibiza chérie qui a inspiré Millie, la pétillante patronne et la deuxième génération de la famille à radicaliser le style des Liégeois(e)s. Millie voulait un esprit vacances pour cette partie de la boutique, et c'est réussi : là où on retrouvait avant une explosion de couleurs, on apprécie désormais un écrin épuré qui met parfaitement en valeur les vêtements exposés. Couleurs tendres, chapeaux de paille et hauts ajourés : le parfait vestiaire d'été.




Détail coup de coeur : les fauteuils, dessinés par Millie avec son designer de talent, nul autre que Kevin Bona, dont le Label 5.9 est désormais indissociable de tous les hotspots liégeois. Ornés de coussins moelleux et réalisés en bois d'olivier, la version Radical des fauteuils de plage est une véritable invitation au farniente, et l'occasion d'admirer le magnifique macramé qui surplombe le canapé. Rendu chic et cool, certes, mais on sent tout de même dans le souci du détail tout le travail qu'il y a eu pour réinventer l'espace. Et la collaboration, aussi : entre Millie et Kevin, difficile de dire lequel des deux est le plus ravi. Extraits choisis :

- "Millie a pris le risque de tout refaire, c'est bluffant, et c'est un état d'esprit qui est nécessaire".
- "J'ai fait confiance à Kevin, il a été une très belle rencontre, on s'est vraiment bien trouvés".

Et Millie d'ajouter, avec sa franchise rafraîchissante : "Radical, c'est un esprit d'équipe. Le mérite de la décoration ne me revient pas qu'à moi, j'en ai parlé avec Kevin bien sûr, mais j'ai aussi beaucoup discuté avec mes vendeuses, ma maman,..."



Car Radical, c'est avant tout une affaire de famille.
"Ma maman a ouvert le magasin quand elle était enceinte de moi, elle a d'abord créé un concept axé sur la plongée et le surf, avec des marques comme Quicksilver et Oxbow. Mes parents sont des accros de glisse, ils ont commencé le snowboard aux débuts de la discipline. Au fil des années, la boutique a gardé cet ADN, tout en devenant un peu plus mode, et il y a dix ans, j'ai repris la boutique".
Aujourd'hui, si l'esprit glisse reste fermement ancré dans l'espace Radical, on y retrouve aussi une sélection éclectique pour se créer une garde-robe qui va de la plage à la ville.




"Pour moi, l'esprit de la boutique est vraiment "sport-chic". Chez nous, on peut aussi bien trouver un maillot qu'une tenue de soirée, d'ailleurs, beaucoup de clientes viennent chercher des tenues plus mode au magasin. On a des marques plus sport, comme DC, Volcom et Quicksilver, mais aussi une belle sélection plus habillée, avec notamment 8PM, Mes Demoiselles et Otto d'Ame. La sélection est à l'image de la boutique : deux univers très différents, qui se mélangent harmonieusement".



Car passer du côté hommes de la boutique, c'est immédiatement quitter Ibiza pour faire une plongée ultra lookée dans le Miami Vice des 80s, néon à l'appui. Une merveille rose réalisée sur mesure pour la boutique, et dont Kevin n'est pas peu fier : "des gens viennent dans le magasin uniquement pour se prendre en photo devant le néon, c'est super !". Si le magasin est entièrement méconnaissable, la maman de Millie y reste bien présente, à travers les porcelaines qu'elle crée et qui sont exposées.
"Maman a eu la larme à l'oeil quand elle a vu le résultat, elle avait eu peur pour moi, parce que c'était un risque, mais elle est ultra fan de ce qu'on a créé".
Autre fan, Maeva, 11 ans, la fille de Millie, qui "se voit bien reprendre la boutique".
La relève est assurée.


Le redoutable Festival de Cannes


Contrairement à l’idée reçue qu’on s’en fait, Cannes peut plus naturellement vous trainer dans la poussière que dans les paillettes. Démonstration en deux heures. 


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Harder, better, faster, stronger : rendez-vous inspirant avec TEDx ce week-end

Cette année encore, TEDx prendra ses quartiers au coeur de la Cité Ardente. Organisé par l'ASBL Gotoro, très active dans les événements liés à l'entrepreneuriat, à la nouvelle économie aux idées novatrices, c'est à Médiarives que TEDx accueillera une sélection de speakers autour du thème « Harder, better, faster, stronger ? ». Tout un programme.


Oliviero Toscani à la Cité Miroir : 5 choses qu'on a apprises sur le photographe de Benetton



Cette semaine, Oliviero Toscani était à la Cité Miroir. Oui, Oliviero Toscani, le seul, l'unique, celui qui se cache derrière les campagnes Benetton iconiques. Pour l'admiratrice de son travail que je suis, l'occasion était trop belle, alors quand on a reçu un mail nous demandant si on voulait le rencontrer, je me suis précipitée. Le soleil brillait, Clem m'accompagnait, c'était un moment unique et précieux. Et surprenant aussi : l'occasion d'en apprendre plus sur un photographe dont le nom est extrêmement connu, mais la personnalité, un peu moins. La preuve par 5 !

Au nom du FOOT


Ce jeudi 28 avril, nous étions au vernissage de l’exposition « Au nom du foot ». Après des arrêts dans les villes d’Amsterdam, Bâle, Brême, Lyon et Luxembourg, c'est notre Cité Ardente qui a l'honneur d'accueillir cette exposition jusqu’au 3 décembre avant de poursuivre sa route vers Moscou et Barcelone.

Au programme : bar à champagne, zakouskis, bière Curtius et visite de l’expo.

Rock ardent / Sur la route avec Valeero


Dès les premiers riffs de guitare qui atteignent nos oreilles, on est directement plongés dans un univers rock. Le rock qu'on écoute dans une cave avec une bière en main. Celui qui est plus rugueux que lisse. Celui qui prend aux tripes. Ambiance sombre, nocturne, brumeuse et un peu alcoolisée. Voilà ce qui définit Valeero, le nouveau projet d'un groupe liégeois que l'on a connu avant dans la formation Big Moustache Bandits. Annoncés comme la révélation rock de cette année, Valeero se confie sur ce nouveau projet qui est bien plus qu'une simple renaissance. Page blanche pour nouveaux riffs.

« Les mémés papotent »... avec nous


Adeptes des traditions et du goût des choses bien faites, « Les mémés papotent » nous emmènent dans leur univers à travers une route artisanale des saveurs.

Les maîtres mots de cette sandwicherie fraîchement implantée rue des Guillemins : « manger bien, manger mieux et fait maison ». En effet, absolument tout est concocté par les mimines de la gérante qui est cheffe d'orchestre de sa propre symphonie de produits (frais, de saison et bio!).

Pour le reste, c'est en famille que ça se passe, chaque membre de la tribu est présent (avec un grand sourire !) ; même les recettes de mamy sont mises à l'honneur et ça se ressent tant dans l'assiette que dans la convivialité du lieu – doté d'une grande table qui appelle aux rencontres et... au papotage !

Radio à GoGo: les podcasts à écouter en boucle



Trop fauché pour t’abonner à Spotify / Le silence t’angoisse / Sur Youtube, les mauvaises reprises se succèdent / Aujourd’hui, c’est la troisième fois que tu écoutes les infos le sport et la météo / Parfois, quand tu entends les interventions des auditeurs, tu pleures / Le bain, cette machine à transformer les livres de poche en papier mâché / …
Résigné, tu n’écoutes que Nostalgie : l’appli est sympa et ils passent du Queen …

Un autre monde est possible
Un monde rediffusé, à la demande
Un monde de gratuité, sans publicité
Un monde de connaissances et de babillages, cutomizable à merci
Un monde entier prêt à se faire entendre, qui n’attend que ton signal, là, à portée de clic
Un monde de podcasts, librement téléchargeables.

Sur l’iTunes Store tu te sens perdu ? N’aie crainte, car voici ma sélection arbitraire et subjective de podcasts (francophones) pour partir à la découverte de ce monde passionant.