Dille & Kamille souffle sa première bougie, et on se réjouit


Il y a un an, le 24 juin 2016, nous autres Boulettes étions réunies en un seul et même endroit, rue Pont d’Avroy – et croyez-nous, au vu de nos agendas, c’était déjà un exploit. Mais c’est surtout que nous ne voulions en aucun cas rater l'ouverture du magasin Dille & Kamille, dont nous attendions avec impatience la venue en Cité Ardente.

Si nous étions alors déjà entièrement conquises – on vous racontait tout ici  - par l’art de vivre qu’offre Dille & Kamille au travers de ses ustensiles de cuisine (oui, on les a tous à la maison), de ses délicats meubles d’intérieur (oui, on a aussi craqué pour les chaises blanches), de ses bougies, de ses plantes, de sa vaisselle, de ses nappes  (vous l’aurez compris, notre appart s’est transformé en showroom), autant vous dire que nous sommes, après un an, toujours aussi ravies. Et, à nouveau, nous attendons le samedi 24 juin avec impatience.

Rose Clotide : grandes tailles et maxi style


Rose Clotilde, c'est le nom délicat et poétique du projet fondé par Rebecka Gulino, une jeune femme pétillante. Son envie est de rendre aux femmes rondes le plaisir de s'habiller. Fini d'écumer les rayons abandonnés de grandes tailles, finis les vêtements informes. Grâce à une sélection de marques, Rose Clotilde habille les femmes en réintégrant la notion de plaisir dans la garde-robe. Déjà repérée à l'Echiquier Mode en avril dernier, nous avons eu la chance de rencontrer Rebecka, qui nous explique davantage son projet et son parcours.
La bonne nouvelle ? On pourra se rendre à la toute première vente de Rose Clotilde ce mercredi 7 juin, à Liège. Elle sera accompagnée de la créatrice de bijoux en bois Tempala et de la créatrice de pochettes Atelier Lori.

Nous irons randonner avec Maxime : escapade dans nos contrées



C'est en plein milieu de l'hiver dernier que j'ai découvert le blog de Maxime Alexandre : Trekking et Voyage. Sans doute désemparée par le temps froid et le printemps encore lointain, je passais beaucoup de temps à lire des blogs de voyage (et à rêver à leur sujet). Et c'est comme ça que j'ai découvert celui de Maxime, principalement axé sur la randonnée, loisir que je pratiquais régulièrement avec mes parents, que j'ai abandonné parce que je trouvais ça nul ado, et que je retrouve avec plaisir (et crampes le lendemain) maintenant.

Echappée estivale chez Radical

Chaque année, c'est pareil : il suffit que le mercure passe du bon côté des 20 degrés, et tout à coup, entre ceux qui sont partis se dorer sous d'autres cieux et ceux qui se terrent à l'ombre, il n'y a plus personne sur les pavés. Sauf à proximité d'un passage estival obligé : Radical. Installée rue de la Casquette bien avant que ce soit hype, cette enseigne familiale fait peau neuve et invite plus que jamais à l'évasion et aux passe-temps ensoleillés. Visite guidée. 





Avec sa gamme monochromatique et ses accents de bois flotté, on trouve à la boutique femmes réimaginée de faux airs d'adresse branchée des Hamptons. Loupé : c'est son île d'Ibiza chérie qui a inspiré Millie, la pétillante patronne et la deuxième génération de la famille à radicaliser le style des Liégeois(e)s. Millie voulait un esprit vacances pour cette partie de la boutique, et c'est réussi : là où on retrouvait avant une explosion de couleurs, on apprécie désormais un écrin épuré qui met parfaitement en valeur les vêtements exposés. Couleurs tendres, chapeaux de paille et hauts ajourés : le parfait vestiaire d'été.




Détail coup de coeur : les fauteuils, dessinés par Millie avec son designer de talent, nul autre que Kevin Bona, dont le Label 5.9 est désormais indissociable de tous les hotspots liégeois. Ornés de coussins moelleux et réalisés en bois d'olivier, la version Radical des fauteuils de plage est une véritable invitation au farniente, et l'occasion d'admirer le magnifique macramé qui surplombe le canapé. Rendu chic et cool, certes, mais on sent tout de même dans le souci du détail tout le travail qu'il y a eu pour réinventer l'espace. Et la collaboration, aussi : entre Millie et Kevin, difficile de dire lequel des deux est le plus ravi. Extraits choisis :

- "Millie a pris le risque de tout refaire, c'est bluffant, et c'est un état d'esprit qui est nécessaire".
- "J'ai fait confiance à Kevin, il a été une très belle rencontre, on s'est vraiment bien trouvés".

Et Millie d'ajouter, avec sa franchise rafraîchissante : "Radical, c'est un esprit d'équipe. Le mérite de la décoration ne me revient pas qu'à moi, j'en ai parlé avec Kevin bien sûr, mais j'ai aussi beaucoup discuté avec mes vendeuses, ma maman,..."



Car Radical, c'est avant tout une affaire de famille.
"Ma maman a ouvert le magasin quand elle était enceinte de moi, elle a d'abord créé un concept axé sur la plongée et le surf, avec des marques comme Quicksilver et Oxbow. Mes parents sont des accros de glisse, ils ont commencé le snowboard aux débuts de la discipline. Au fil des années, la boutique a gardé cet ADN, tout en devenant un peu plus mode, et il y a dix ans, j'ai repris la boutique".
Aujourd'hui, si l'esprit glisse reste fermement ancré dans l'espace Radical, on y retrouve aussi une sélection éclectique pour se créer une garde-robe qui va de la plage à la ville.




"Pour moi, l'esprit de la boutique est vraiment "sport-chic". Chez nous, on peut aussi bien trouver un maillot qu'une tenue de soirée, d'ailleurs, beaucoup de clientes viennent chercher des tenues plus mode au magasin. On a des marques plus sport, comme DC, Volcom et Quicksilver, mais aussi une belle sélection plus habillée, avec notamment 8PM, Mes Demoiselles et Otto d'Ame. La sélection est à l'image de la boutique : deux univers très différents, qui se mélangent harmonieusement".



Car passer du côté hommes de la boutique, c'est immédiatement quitter Ibiza pour faire une plongée ultra lookée dans le Miami Vice des 80s, néon à l'appui. Une merveille rose réalisée sur mesure pour la boutique, et dont Kevin n'est pas peu fier : "des gens viennent dans le magasin uniquement pour se prendre en photo devant le néon, c'est super !". Si le magasin est entièrement méconnaissable, la maman de Millie y reste bien présente, à travers les porcelaines qu'elle crée et qui sont exposées.
"Maman a eu la larme à l'oeil quand elle a vu le résultat, elle avait eu peur pour moi, parce que c'était un risque, mais elle est ultra fan de ce qu'on a créé".
Autre fan, Maeva, 11 ans, la fille de Millie, qui "se voit bien reprendre la boutique".
La relève est assurée.


Le redoutable Festival de Cannes


Contrairement à l’idée reçue qu’on s’en fait, Cannes peut plus naturellement vous trainer dans la poussière que dans les paillettes. Démonstration en deux heures. 


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Harder, better, faster, stronger : rendez-vous inspirant avec TEDx ce week-end

Cette année encore, TEDx prendra ses quartiers au coeur de la Cité Ardente. Organisé par l'ASBL Gotoro, très active dans les événements liés à l'entrepreneuriat, à la nouvelle économie aux idées novatrices, c'est à Médiarives que TEDx accueillera une sélection de speakers autour du thème « Harder, better, faster, stronger ? ». Tout un programme.


Oliviero Toscani à la Cité Miroir : 5 choses qu'on a apprises sur le photographe de Benetton



Cette semaine, Oliviero Toscani était à la Cité Miroir. Oui, Oliviero Toscani, le seul, l'unique, celui qui se cache derrière les campagnes Benetton iconiques. Pour l'admiratrice de son travail que je suis, l'occasion était trop belle, alors quand on a reçu un mail nous demandant si on voulait le rencontrer, je me suis précipitée. Le soleil brillait, Clem m'accompagnait, c'était un moment unique et précieux. Et surprenant aussi : l'occasion d'en apprendre plus sur un photographe dont le nom est extrêmement connu, mais la personnalité, un peu moins. La preuve par 5 !

Au nom du FOOT


Ce jeudi 28 avril, nous étions au vernissage de l’exposition « Au nom du foot ». Après des arrêts dans les villes d’Amsterdam, Bâle, Brême, Lyon et Luxembourg, c'est notre Cité Ardente qui a l'honneur d'accueillir cette exposition jusqu’au 3 décembre avant de poursuivre sa route vers Moscou et Barcelone.

Au programme : bar à champagne, zakouskis, bière Curtius et visite de l’expo.

Rock ardent / Sur la route avec Valeero


Dès les premiers riffs de guitare qui atteignent nos oreilles, on est directement plongés dans un univers rock. Le rock qu'on écoute dans une cave avec une bière en main. Celui qui est plus rugueux que lisse. Celui qui prend aux tripes. Ambiance sombre, nocturne, brumeuse et un peu alcoolisée. Voilà ce qui définit Valeero, le nouveau projet d'un groupe liégeois que l'on a connu avant dans la formation Big Moustache Bandits. Annoncés comme la révélation rock de cette année, Valeero se confie sur ce nouveau projet qui est bien plus qu'une simple renaissance. Page blanche pour nouveaux riffs.

« Les mémés papotent »... avec nous


Adeptes des traditions et du goût des choses bien faites, « Les mémés papotent » nous emmènent dans leur univers à travers une route artisanale des saveurs.

Les maîtres mots de cette sandwicherie fraîchement implantée rue des Guillemins : « manger bien, manger mieux et fait maison ». En effet, absolument tout est concocté par les mimines de la gérante qui est cheffe d'orchestre de sa propre symphonie de produits (frais, de saison et bio!).

Pour le reste, c'est en famille que ça se passe, chaque membre de la tribu est présent (avec un grand sourire !) ; même les recettes de mamy sont mises à l'honneur et ça se ressent tant dans l'assiette que dans la convivialité du lieu – doté d'une grande table qui appelle aux rencontres et... au papotage !

Radio à GoGo: les podcasts à écouter en boucle



Trop fauché pour t’abonner à Spotify / Le silence t’angoisse / Sur Youtube, les mauvaises reprises se succèdent / Aujourd’hui, c’est la troisième fois que tu écoutes les infos le sport et la météo / Parfois, quand tu entends les interventions des auditeurs, tu pleures / Le bain, cette machine à transformer les livres de poche en papier mâché / …
Résigné, tu n’écoutes que Nostalgie : l’appli est sympa et ils passent du Queen …

Un autre monde est possible
Un monde rediffusé, à la demande
Un monde de gratuité, sans publicité
Un monde de connaissances et de babillages, cutomizable à merci
Un monde entier prêt à se faire entendre, qui n’attend que ton signal, là, à portée de clic
Un monde de podcasts, librement téléchargeables.

Sur l’iTunes Store tu te sens perdu ? N’aie crainte, car voici ma sélection arbitraire et subjective de podcasts (francophones) pour partir à la découverte de ce monde passionant.

That's amore : coup de foudre pour l'Accattone Caffè

Traverser la passerelle, pousser la porte de l'Accattone Caffè, et soudain, l'impression d'avoir franchi le Tibre et de se trouver dans une trattoria romaine. Compte-rendu amoureux d'une visite gourmande (ou bien est-ce l'inverse?) dans la nouvelle cantine incontournable d'Outremeuse. 



Accords monochromes, fleurs coupées et meubles rétro : on s'attable en tête-à-tête, avec la délicieuse impression d'être Audrey Hepburn et Gregory Peck dans Vacances romaines. La musique est lounge,  le soleil chauffe la vitrine : oui, décidément, ça sent les vacances, et la carte contribue au sentiment d'échappée belle.


O Roméo, Roméo Elvis // récit d'une soirée (en)diablée

Jeudi 13 avril. Bruxelles arrive dans la Cité Ardente, au rythme de la voix grave de Roméo Elvis. 
L'enfant prodige du rap belge s'apprête à enflammer la scène devant un public déjà plus que chauffé et, pour certains, bien décidé à laisser le diable danser sur les planches du Reflektor.
Roméo fait l'unanimité et nous aussi, on est charmés ; cette fois, c'est Yannick qui s'est faufilé au concert pour nous livrer un compte-rendu de sa soirée.
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Le cerveau est un organe complexe au fonctionnement parfois mystérieux.
Fort de tous les mécanismes dont il dispose pour stocker l'information, il nous fait quelquefois faux bond sans crier gare, profitant d'une seconde d'inattention pour manifester son cruel joug.

Si j'étais personnellement présent pour la 4ème fois de l'année au comptoir de ma banque, à mi-chemin dans une explication gênée sur les tenants et aboutissants de la perte quasi mensuelle de ma carte, il n'y avait cependant aucun doute sur l'identité du vrai coupable : ma mémoire procédurale. Ce petit amas de connexions neuronales destiné aux tâches de fond semblant définitivement résolu à ne pas traiter le fonctionnement des guichets comme une vraie priorité.
"Essayez de faire un effort cette fois" me dit mon banquier, d'une froideur tangible.
"À voir" dis-je en en sortant, fier d'être à nouveau maitre de mon capital financier.  

Quelques heures après mes aventures, je passe la porte du Reflektor, en remplacement de dernière minute pour une Juliette clouée au lit par la maladie.
- "Je suis sur la guest au nom de Kathleen".
Regard perplexe de la responsable d'accueil, s'attendant vraisemblablement à une jeune fille.
- "Oui je sais je me laisse aller ces jours-ci". 
Sourire gêné et tampon sur la main au son des dernières notes de Caballero et JeanJass dont j'ai raté la totalité du concert. À regret.

Cinématografille : Un peu de méchanceté gratuite envers The Last Face

The Last Face, dernier film de Sean Penn, est une bouse qui a permis aux critiques de jeter dans leurs papiers rage ou ébahissement. Ce qui n’est pas sans m’amuser. Prêtons une écoute aux douleurs de la presse cinéma, ainsi vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenus…





« La rumeur dit vrai : The Last Face est une daube de proportion cataclysmique», s’agaçait le quotidien Libération après la projection du film au Festival de Cannes en 2016. Libé titrait ce jour là « Un nouveau drame pour l’Afrique. » Cette première réaction nous libère ainsi de tout doute quant au bienfondé de ce papier. C’est cataclysmique. « Ce mélodrame sur fond d’intervention humanitaire est une succession de clichés désolants » écrit, apparemment fort désolé, Arnaud Schwartz dans La Croix. Et de préciser, encore plus désolé et triste (mais quand-même gentil car il ajoute « presque ») : «Presque rien ne fonctionne dans ce long-métrage ». Ailleurs, la plume se montre plus scandalisée: « The Last Face touche du doigt ce que le cinéma peut produire de plus répugnant et inacceptable. » Dans l’émission Le Masque et la Plume, les critiques ont déniché le potentiel comique de la catastrophe. Eric Neuhoff ironise : "Charlize Theron va perdre son contrat avec Dior si les dirigeants voient le film."

Ce que rend Paris Match est plus diplomate : « Très maladroit, mais pas honteux ». Dans les Fiches du Cinéma, on est sur la réserve bien qu’irrité : « Un mélo navrant sur un sujet d’actualité passionnant. » De sa Voix du Nord, un certain « Phl » n’hésite pas à clamer haut et fort que nous sommes face à « Un monument d’indécence ! » Tandis que tout va pour le pire dans Le Monde qui garde pour autant son style ampoulé : « Ce pourrait n’être qu’une croûte boursouflée de plus, mais c’est bien pire : le cri hystérique d’une superstar en plein ego trip, qui instrumentalise la violence affolante de deux des pires conflits qui ont ravagé l’Afrique ces dernières années, pour en faire un spectacle gore, suintant de sentiments en toc. » Enfin, une fois n’est pas coutume, Les Cahiers du Cinéma connus pour partir en palabres hermétiques vont cette fois droit au but (je les remercie) : «Peut-être le plus mauvais film du monde ». Limpide, efficace.




Vous l’avez compris, The Last Face est un film grotesque, jalonné de moment gênants et ce, dès les premières secondes lorsqu’une voix off compare d’un ton mièvre les turpitudes de la guerre aux vicissitudes de l’amour : « La violence de la guerre n'est comparable qu'à la brutalité des rapports entre un homme [longue pause, on respire] et une femme ! Qui s'aiment d'un amour impossible ». En bref, Sean Penn nous raconte comment un médecin (Javier Barden) et une directrice d’ONG (Charlize Therron) passent de « en couple » à « c’est compliqué », tout ça sur fond de guerre sanglante au Liberia et Soudan du Sud. La belle Charlize nous répète inlassablement (toutes les dix minutes ou presque) que la guerre c’est atroce et que l’Occident s’en fout, que c’est honteux de s’en foutre. Mais, au final, on n’est pas plus avancé sur le sujet, pourtant poignant, des conflits en Afrique.

En bonus, deux moments à épingler : Primo, quand Charlize dit à Javier : « Ce n’est pas parce que tu es allé à l’intérieur de moi que tu me connais ». Deuzio, cette scène où ils se brossent les dents avant de faire l’amour. Bref, « Quand il va sortir en DVD, on va pouvoir se faire des soirées hilarantes», concluait joliment Eric Neuhoff sur France Inter. Tout n’est donc pas perdu pour Sean

My Ding Ding Dong : escapade au son du carillon


Des marches usées par les âges, une charpente qui craque et partout, le vent d’avril qui s’engouffre. Le souffle court, Fabrice Renard m’ouvre la porte de son antre. 12h30 : nous sommes dans les temps. Cloisons en contre-plaqué, posters jaunis et coupures de presse à la gloire du maestro, le lieu semble hors du temps, doucement baigné par la lumière artificiellement jaunie que diffuse l’unique ampoule au plafond. Sur une chaise pliable sans âge, je m’installe.

Vous ne l’avez sans doute jamais vu et vous ne le reconnaîtriez probablement pas, mais comme de nombreux Liégeois, vous l’avez sans aucun doute entendu maintes fois. Aux commandes du carillon de la Cathédrale Saint-Paul, c’est toute la cité que Fabrice Renard berce chaque mercredi de ses mélodies enchantées. Plus punk qu’enfant de chœur, on lui doit même quelques extravagances, comme d’avoir joué le thème de Star Wars ou Bad Romance de Lady Gaga.

Cinématografille : L'Orpheline, la jeune femme et l'enfant

C’est le printemps, les oiseaux piaillent, ça sent la brochette fumée dans l’air, faut-il pour autant que le pop corn – aussi grillé que les saucisses, je vous le rappelle- aille se rhabiller ? Non. 



Pour le cinéma aussi, une nouvelle saison commence. Premier indice : soudain un peu moins de sorties fracassantes car beaucoup de films se réservent pour le festival de Cannes MAIS toujours des pépites à découvrir. En ce début avril, quatre choses à vous dire :

De fils et de films : "Mercerie Noire" par Ophélie Longuépée


Ophélie Longuépée est une photographe qui a posé ses valises à Bruxelles, depuis quelques années.
Agée de 26 ans, elle explore, au-delà de la photo de mode et de portrait, des techniques différentes.
Passionnée par le vintage, que cela soit dans sa série « Les Oubliés du Jeu de Balle » , à travers laquelle elle redonnait vie à des vielles images de famille abandonnées sur le pavé des puces du Jeu de Balle, ou dans ses tenues, Ophélie devait rencontrer Miscellany.

Derrière la porte de cette enseigne se cache Ornella Briglio, qui a su dépoussiérer l'image que l'on peut se faire des boutiques vintage. Elle propose une sélection pointue, faite de pièces uniques – seconde main oblige ! - délicieusement rétros et pourtant très actuelles. La mode est cyclique et l'idée de porter des vêtements que personne ne possède dans sa garde-robe nous plait assez. Située au coin de la rue Charles Magnette, la boutique propose une large sélection pour les femmes, des pièces pour hommes et des accessoires de créateurs liégeois.

Et la rencontre, me direz-vous ? Le 13 avril, entre les murs de Miscellany, se déroulera le vernissage de l'exposition « Mercerie Noire ». On y retrouvera le travail d'Ophélie, composé d'images argentiques, délicatement ornées de broderies, qui donnent une dimension plus profonde, sensible, tantôt gracieuse et tantôt poétique, à ses photographies. Le mélange des deux techniques, qui demande une certaine dextérité, donne un résultat unique.

Une rencontre en regards croisés, avant de découvrir de vos propres yeux, les images tissées.

Les 10 Liégeois(e)s qu'on ne supporte pas

Liège, on l'adore. C'est notre ville, notre sang, le feu ardent. On a posé nos valises à Paris, on s'est installés à Berlin, on a émigré un temps à Bruxelles ou à Manchester, et quand même on a choisi de revenir habiter ici. 
Non, vraiment, Liège, on l'adore. 
Si seulement ces dix Liégeois pouvaient la déserter, par contre, la vi(ll)e n'en serait que plus belle.



Ni "pouffe" ni moins : rencontre avec Sarah Grosjean



On peut dire qu'elle ne manque pas de piquant et qu'elle est pleine de contraste. Réservée au quotidien, Sarah devient une autre personne dès qu'elle manie les mots et l'humour. Drôle et un brin provocante, elle devient carrément hilarante avec son accent liégeois bien tranché qui sort de sa bouche dès qu'elle donne vie à son personnage de « La pouffe » dans le Grand Cactus, l'émission humoristique bi-mensuelle de la RTBF.  Sarah d'un côté,  Grosjean de l'autre, elle se dévoile pour les Boulettes, sans langue de bois.

De Trainspotting à ToxCity : à (re)voir et à (ré)écouter



L’autre jour, j’ai vu Trainspotting 2, la suite du premier, vingt ans après.
Le film en question est sympathique mais n’a rien de follement mémorable –si c’était le cas, sûrement qu’Astrid, avec son regard affûté de cinématografille, en aurait fait une meilleure chronique.
C’est que T2, c’est avant tout un film fait pour (et par ?) des nostalgiques.
Et vu que j’en suis une fameuse, de nostalgique, je dois avouer que la sauce a pris dès les premières notes d’Iggy.

La première fois que j’ai vu Trainspotting, j’étais petite –sûrement un peu trop– et la scène du bébé m’a hantée toutes les nuits pendant des semaines (toi même tu sais). Je l’ai revu quelques années après, et là : le coup de foudre. D’une traite, j’ai téléchargé la BO pour l’écouter en boucle, lu tous les romans d’Irvine Welsh (l’auteur de la nouvelle éponyme et de sa suite, Porno) et bricolé un grand poster de Sickboy à accrocher dans ma chambre. Le sens de la mesure, toujours.

Parfois, j’essaie de faire mon classement personnel de mes films favoris, parce que chacun ses hobbies après tout : c’est une tâche impossible, mais Trainspotting est invariablement dans le top. Certains premiers amours cinématographiques deviennent parfois, plus tard, des hantises regardées jusqu’à l’overdose. Pas ici : je dois bien l’avoir regardé 1374 fois mais je ne me lasserai pas, non, jamais, d’énoncer les raisons pour lesquelles c’est un de mes films préférés :

Envol gourmand au Coq aux Champs

Ambiance longe et chaleureuse, lumière tamisée et conversations animées. Le mercredi soir, la campagne condrusienne est déjà assoupie mais le Coq aux Champs, lui, est rempli. 




On vient ici comme on viendrait au spectacle, en prendre plein les yeux, et puis émerveiller ses papilles, aussi. Une coupe de champagne du Domaine de Bagnost en main, on s'enfonce avec délice dans le moelleux des coussins et on laisse la magie opérer.
Feuille croquante aux épices, pastèque sucrée-salée aux amandes et tartelette aux aubergines : aussi jolies que savoureuses, les mises en bouche nous mettent sacrément en appétit. D'ailleurs, rien que pour le nugget de poularde confite à l'ail noir, le restaurant vaut le détour, et ce n'est pourtant que le début !

Ardemment mode : visite guidée chez Irina Khä ( + concours ! )

Avec sa sélection de créateurs venus des plus hautes sphères de la planète mode et son espace léché, Irina Khä a de quoi impressionner. Et pourtant, on aurait tort de se priver : derrière le vernis de ses vitrines, cette enseigne recèle de belles surprises. Visite guidée. 



Dans la famille Lindenberg, je demande les parents, Catherine et Michel. Preuves vivantes que 50 is the new 30, et qu'il n'y a pas d'âge pour être ultra lookés - images à l'appui sur le compte instagram d'Irina Khä. Amoureux du beau et fervents admirateurs du génie des créateurs, ils ont transmis leur passion à la nouvelle génération. Si la petite dernière se tâte encore, Morgane et Salomé, les aînées, ont choisi de collaborer avec leurs parents. Elégantes mais jamais trop apprêtées, prêchant l'individualité plutôt que la poursuite effrénée des tendances, les deux soeurs incarnent la modeuse 2.0, précieuse, mais jamais ridicule.

Veni, vidi, veggie : 20 idées pour manger végé à Liège


Concours du meilleur boulet à la liégeoise végétarien, nouvelles enseignes gourmandes, dégustations véganes et même mise en place d'une charte Vegetik pour les établissements de confiance... La cuisine végétarienne/végétalienne a le vent en poupe à Liège, et c’est tant mieux !

Pour le plus grand bonheur des végéta*iens gourmands et exigeants, les initiatives poussent comme de bonnes herbes dans toute la ville. De là à dire que nous avons désormais l’embarras du choix, il y a un pas qu’on ne franchira pas, mais tout de même, on peut se réjouir !
La plupart des adresses ci-dessous sont même devenues des cantines officielles de la team, y compris pour celles et ceux qui sont plus boulettes de viande que boulettes de soja et de seitan.

On avait déjà écrit un article où on se demandait où manger végétarien à Liège : voici sa nouvelle version, mise à jour et augmentée !

Cinématografille : C ki Kaurismäki ?

Vous connaissez cette blague : vous venez de voir le nouveau Spielberg et vous dites « Super ce film, ce réalisateur gagne décidément à être connu !» C’est une blaguounette qui me plait. Eh bien ça m’est arrivé pour du vrai. C’est-à-dire pas pour rire. Autant dire, la te-hon pour une critique cinéma aussi célèbre que moi. 



Je venais de voir L’autre côté de l’espoir en vision de presse quand je croise un ami et lui  parle de ce film parfait.
Lui : Et c’est de qui ?
Moi : Je ne sais pas, un jeune réal finlandais, c’est son premier film je crois.
Lui : Tiens, il y a justement le nouveau Kaurismäki qui sort bientôt.
[Silence] La pièce tombe. Je ne connais pas ce Kaurismäki. Or, c’est un peu le Spielberg de la Finlande et je viens de découvrir son 17ème film. Moment gênant, donc. Le film parait-il sera le dernier du cinéaste, je pourrai ainsi me faire sa filmographie comme je l’ai commencée : à l’envers. Une chance finalement.

Rétropolitan, le retourneur de temps ardent


Intriguée par un air d'Elvis provenant tout droit de la rue de la Régence, je suis la mélodie et me retrouve devant l'enseigne de Rétropolitan. Ma curiosité est piquée, je pousse la porte... et me vois littéralement embarquée pour un voyage dans le temps !

Bien plus qu'un « simple » magasin de fringues, Rétropolitan pousse le concept vintage au moindre détail. Emeline, la gérante, souhaite partager l'expérience vintage dans son ensemble, de la musique (c'était donc ça!), en passant par la déco, le mobilier et les accessoires jusqu'à l'habillement.


On retrouve d'ailleurs trois catégories de vêtements (attention, ceci est l'occasion pour les non-experts, comme moi, de découvrir la différence entre les termes « vintage » et « rétro ») :

Cinématografille : Trippant grave !

Un ami m’a dit « accroche toi, c’est du lourd. Je te déconseille d’ailleurs de manger avant la séance ». Et puis j’ai vu Grave de Julia Ducournau et je n’ai pas vomi. Par contre j’ai ri, j’ai fait la lippe et j’ai eu peur.





Dans une interview accordée à nos amis Les Fiches du Cinéma, Julia Ducournau dit qu’elle « aime les films où l’on se sent humain, où l’on se sent vivant, et l’on est passé par plein d’émotions différentes. » Pas étonnant donc que son premier long métrage remplisse ces conditions et nous remplisse. Cette réalisatrice de 32 ans, je l'ai rencontrée en 2016. Élancée mais pas gracile, c’est une femme superbe aux allures rock, coiffée d’une longue chevelure blonde lisse et ébouriffée. Légèrement indolente, Julia Ducournau impose d’emblée le respect par sa présence - malgré son jeune âge - révélant aussitôt un caractère de fer et une intelligence tout terrain. Y’a pas à dire, c’est une sacrée cinéaste qui a bien fait comprendre au petit monde du cinéma francophone qu’elle n’était pas là pour rigoler. Grave en jette ! Julia Ducournau prend des risques et respecte ses engagements en vous prenant aux tripes « grave ».

De l'amour à la haine: pourquoi je n'aime plus les comédies romantiques



Que les choses soient claires d’emblée : j’adore l’amour.
Bien loin d’être aigrie et cynique, je suis au contraire une incorrigible romantique, et je ne manque pas une occasion d’inonder mon mec de mots et preuves d’amour en tous genres, des fleurs au resto en passant par les déclarations spontanées ou virtuelles. Incorrigible romantique je vous dis.

Les comédies romantiques par contre ? J'ai longtemps adoré, mais aujourd'hui, c'est tout ce que je déteste. Et pourtant, Dieu sait que j'en ai regardé.

D'ailleurs, le jour de mon premier rendez-vous avec Clem, j'ai passé l'aprèm dans le canapé de Jules, à siroter des cocktails en matant Un Amour à New-York.
Une journée à marquer doublement d'une pierre blanche: si j'ai rencontré l'amour de ma vie, j'ai aussi et surtout dit adieu pour toujours à ma passion dévorante pour les comédies romantiques.
Il faut dire que le scénario du film qu'on avait choisi avait tous les ingrédients pour faire déborder une marmite qui bouillonnait depuis déjà pas mal de temps.

CinématografilleS : Juliette, 18 ans, a vu "Noces"

Noces (de Stephan Streker) c’est le film de la semaine, celui du jour des droits de la femme. Je ne voulais pas en parler car je lui trouve deux trois défauts, pas grand chose au fond, mais fallait pas gâcher la fête. Puis, j’ai reçu ce sms de ma petite sœur :


Juliette a 18 ans, comme Zahira, la protagoniste. Comme Sadia, tuée en 2011 parce qu’elle était une femme. Alors, là, je me suis dit : et bien, Juliette, elle n’a qu’à en parler à ma place.

10-11-12 / 03 • Boulettes à la liégeoise s'expose chez Cdlt.


La galerie Cdlt, on vous en a déjà parlé plusieurs fois : ici, ici ou . Il faut dire qu'on aime beaucoup l'atmosphère insufflée par Marine et Stéphanie, qui invite à discuter des oeuvres exposées en sirotant un verre de bon vin. 

Ce week-end, la team Boulettes -et ses membres satellites- ont l'honneur de pouvoir y exposer quelques unes de leurs créations : vous y retrouverez la patte de celles et ceux qui participent à l'identité du webzine, que ce soit en photographie ou en dessin (et même en lumière, oui).

Vendredi à 19h, c'est le vernissage et on trinque -il y aura des bulles, des copains et des copines. 
Viens ! 


CHARLOTTE PRINCEN / photographie 

Beauté & trouble : les photos de Charly se révèlent aussi intrigantes qu'elles n'apparaissent épurées et limpides. Toujours, il y a quelque chose d'étrange dans le regard et la peau laiteuse des demoiselles de ses (auto)portraits...

// site internet








PHOLIEN JADOT / luminaires

Dès ce vendredi, la galerie Cdlt sera éclairée par les créations lumineuses de Pholien. Par le jeu subtil des matériaux, ses lumières subliment ce qu'elles effleurent –et on est ravi.e.s qu'il s'agisse, cette fois, de nos dessins et photographies.
On parlait déjà du designer autodidacte par ici.











MANKA / illustrations

Il s'agit de ne pas se laisser leurrer par l'explosion de couleurs des illustrations : derrière sa palette chatoyante, Manka manie à merveille le cynisme et l’humour crasse. Avec de vrais morceaux de la vraie vie dedans, parfois très drôles, parfois moins. Ça nous parle, on se régale.


// http://manka.be






CK JAD / photographie

Amoureux de voyage et de cinéma, et puis l'un de l'autre, aussi, les deux têtes pensantes de CK JAD ont promené leur appareil photo sur les rives du Mékong pour une version statique du film Indochine. Dépaysement garanti.








JULON / illustration


Depuis toujours, Julon gribouille -dans ses carnets, sur les nappes, dans les marges de ses feuilles de cours. Elle gribouille comme elle pense : dans tous les sens, avec une place de choix réservée aux petites meufs, aux animaux sympas et à la nourriture qu'elle ne même mange pas.



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Evènement Facebook / 
Boulettes à la liégeoise s'expose chez Cdlt.

10 - 11 - 12 mars
Galerie Cdlt, 6 rue du Lombard 4000 Liège

Emotions contemporaines chez Desiron Lizen


Ambiance sereine, lignes intemporelles, esthétique sobre et rassurante… Bienvenue dans le laboratoire-musée de Marie-Astrid Pelsser, à la tête du bureau d’architecture d’intérieur éponyme et de la maison Désiron Lizen.

 
          
Design contemporain, service compris

Depuis plus de quarante ans, Désiron Lizen incarne le design contemporain à Liège, et bien au-delà. Véritable institution au service du beau, celle-ci est fondée par René Désiron et Josette Lizen, avant d’être reprise par Marie-Astrid, architecte d’intérieure, qui s’en est progressivement rapprochée au gré de ses collaborations.

« D’abord, je venais ici avec mes clients », me confie-t-elle, « car le lieu représentait pour moi une véritable banque de données grandeur nature ». Pour Marie-Astrid, le magasin est un véritable laboratoire, qui permet d’expérimenter des mises en situation. On essaie différents modèles, on assemble, on touche les textures, on compare les échantillons. 
Entre René, Josette et Marie-Astrid, le courant passe très vite. C’est qu’ils se complètent mutuellement. 

Massage en terre inconnue : Rituel


Il y a déjà quelques mois, début décembre 2016 exactement, Rituel a ouvert ses portes rue de Fétinne à Liège.
Une véritable invitation au voyage dans un autre univers : celui de l'Afrique. Ici, tout est cohérent, du choix des produits à la décoration dans les moindres détails,  en passant par l'ambiance musicale et le thé servi.

C'est la pétillante et solaire Julie Lombé qui est à la tête de ce nouvel institut. Evoluant depuis 2010 dans le domaine du bien-être, Julie a un parcours atypique. Le début de sa carrière l'a d'abord emmenée dans le marketing touristique. On retrouve d'ailleurs son amour du voyage dans son institut.

Si son visage vous dit quelque chose, vous ne rêvez pas ! Julie travaillait avant chez Bio Tiful à Chênée, mais elle voulait gérer son salon seule, à l'aventure et en y intégrant sa passion pour le toucher, pour la beauté africaine et évidemment, le voyage.

Cinématografille : Le délicieux raffut de Ruffin

Joel Saget / AFP ©
Alors qu’il recevait le césar du meilleur film documentaire pour Merci Patron !, François Ruffin a marqué les esprits de sa verve militante. L’occasion est trop belle : revenons sur ce film que nous adorons et essayons de comprendre comment il a généré un tel succès. Il n’y avait vraiment rien d’autre à l’affiche qu’un film-politique-indépendant-sur-la-délocalisation-des-entreprises à cette période là ? 

Délicieux comme À la maison, mais En ville



Vous vous souvenez tous très certainement des fameux brunchs d’A la maison, concoctés avec amour le dimanche par Lena et Maxime. Et bien réjouissez-vous, car A la maison a débarqué En ville !