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Ardemment mode : visite guidée chez Irina Khä ( + concours ! )

Avec sa sélection de créateurs venus des plus hautes sphères de la planète mode et son espace léché, Irina Khä a de quoi impressionner. Et pourtant, on aurait tort de se priver : derrière le vernis de ses vitrines, cette enseigne recèle de belles surprises. Visite guidée. 



Dans la famille Lindenberg, je demande les parents, Catherine et Michel. Preuves vivantes que 50 is the new 30, et qu'il n'y a pas d'âge pour être ultra lookés - images à l'appui sur le compte instagram d'Irina Khä. Amoureux du beau et fervents admirateurs du génie des créateurs, ils ont transmis leur passion à la nouvelle génération. Si la petite dernière se tâte encore, Morgane et Salomé, les aînées, ont choisi de collaborer avec leurs parents. Elégantes mais jamais trop apprêtées, prêchant l'individualité plutôt que la poursuite effrénée des tendances, les deux soeurs incarnent la modeuse 2.0, précieuse, mais jamais ridicule.





Pas étonnant quand on sait comment elles ont été élevées. Salomé se souvient en souriant de sa fixation de jeune adolescente sur les baskets Hogan vendues par ses parents. Des chaussures jugées "trop chères pour elle" par sa mère. "Quand on a eu la taille, et l'âge apropriés pour les porter, nos parents nous ont offert quelques belles pièces, mais en restant raisonnables. Ils ne sont pas des fashion addicts, et ils ne voulaient certainement pas qu'on le devienne". Le meilleur remède pour l'éviter : une enfance à la campagne, ambiance balades dans la nature plutôt que défilés de mode. 

Le résultat : des filles bien dans leurs baskets qui ont d'abord tracé leur propre voie avant de mettre leurs talents au sein de l'entreprise familiale. Diplômée de Solvay, Morgane, l'aînée, a d'abord entrepris une carrière polyvalente au sein de GDF Suez. Après des études d'histoire de l'art et de gestion culturelle à l'ULB, Salomé, elle, s'est tournée vers le milieu de l'art, en fondant notamment avec une amie le label de sérigraphies Sketch My Mind. Des pedigrees impressionnants, et un beau bagage que les filles ont transposé au service de leurs parents. 





Tandis que Morgane s'occupe de la vente et accompagne sa mère en collections (quand elle ne met pas sa silhouette élancée et sa chevelure de sirène au service de l'e-shop), Salomé, elle, s'occupe du développement de la vente en ligne. En respectant l'ADN qui a contribué au succès de ce temple de la mode ardent. "On privilégie l'authenticité, on ne trouve jamais de copies chez nous, c'est primordial pour nous de respecter la créativité du designer. Et la qualité : pas question de proposer des vêtements made in China, on prône une mode équitable".
En boutique, on retrouve ainsi les imprimés divins de Dries Van Noten ou les accessoires hype signés Chiara Ferragni, sans oublier une sélection de sacs Prada à faire halluciner Miranda Priestly.



"On apporte un grand soin aux coupes et aux matières. Avec, toujours, la recherche d'une mode au caractère intemporel. On n'est pas des fashionistas, et on veut que la cliente soit contente de son achat. C'est pour ça aussi qu'on accorde beaucoup d'importance au confort et à conseiller les clientes en fonction de leur personnalité et de leur morphologie". Car chez Irina, la sélection ne s'adresse pas qu'aux fashion victims qui flottent dans une taille 34. D'ailleurs, Morgane et Salomé ne se privent pas de dessert, et ont mis au point une collaboration gourmande avec la boutique DoNuts.


"Notre stagiaire nous a parlé de cette boutique, et on a directement adoré le concept. Ca nous a donné l'envie de gâter nos clientes en mettant en place un partenariat gourmand. Mickaël, le patron de DoNuts, a directement été partant et on a mis au point 6 donuts en hommage à nos marques phare".
Soit le Stella McCartney, hommage scintillant au côté girly de la marque, le k-way, qui revisite le logo de la marque sur un donut à la vanille des îles ou encore le Filles à Papa, un dessert rock chic au goût addictif.





Et pour mettre l'eau à la bouche de toutes les modeuses, Morgane et Salomé ont imaginé un concours des plus allèchants. A gagner : une boîte de 6 donuts en édition limitée et un k-way de la couleur de votre choix (valeur 95€) / 6 donuts et une cover d'iPhone Stella McCartney (valeur 60€) ou encore un parfum Juliete Has a Gun (valeur 120€) et une boîte de 6 DoNuts.

Pour participer au concours :

1) aimer les pages Facebok de DoNuts et Irina Khä2) taguer 3 personnes dans les commentaires du post sur la page d'Irina Khä
3) partager le post en mode public. Vite, il n'y en aura pas pour tout le monde !





Photos : Jules

Veni, vidi, veggie : 20 idées pour manger végé à Liège


Concours du meilleur boulet à la liégeoise végétarien, nouvelles enseignes gourmandes, dégustations véganes et même mise en place d'une charte Vegetik pour les établissements de confiance... La cuisine végétarienne/végétalienne a le vent en poupe à Liège, et c’est tant mieux !

Pour le plus grand bonheur des végéta*iens gourmands et exigeants, les initiatives poussent comme de bonnes herbes dans toute la ville. De là à dire que nous avons désormais l’embarras du choix, il y a un pas qu’on ne franchira pas, mais tout de même, on peut se réjouir !
La plupart des adresses ci-dessous sont même devenues des cantines officielles de la team, y compris pour celles et ceux qui sont plus boulettes de viande que boulettes de soja et de seitan.

On avait déjà écrit un article où on se demandait où manger végétarien à Liège : voici sa nouvelle version, mise à jour et augmentée !

Cinématografille : C ki Kaurismäki ?

Vous connaissez cette blague : vous venez de voir le nouveau Spielberg et vous dites « Super ce film, ce réalisateur gagne décidément à être connu !» C’est une blaguounette qui me plait. Eh bien ça m’est arrivé pour du vrai. C’est-à-dire pas pour rire. Autant dire, la te-hon pour une critique cinéma aussi célèbre que moi. 



Je venais de voir L’autre côté de l’espoir en vision de presse quand je croise un ami et lui  parle de ce film parfait.
Lui : Et c’est de qui ?
Moi : Je ne sais pas, un jeune réal finlandais, c’est son premier film je crois.
Lui : Tiens, il y a justement le nouveau Kaurismäki qui sort bientôt.
[Silence] La pièce tombe. Je ne connais pas ce Kaurismäki. Or, c’est un peu le Spielberg de la Finlande et je viens de découvrir son 17ème film. Moment gênant, donc. Le film parait-il sera le dernier du cinéaste, je pourrai ainsi me faire sa filmographie comme je l’ai commencée : à l’envers. Une chance finalement.

Rétropolitan, le retourneur de temps ardent


Intriguée par un air d'Elvis provenant tout droit de la rue de la Régence, je suis la mélodie et me retrouve devant l'enseigne de Rétropolitan. Ma curiosité est piquée, je pousse la porte... et me vois littéralement embarquée pour un voyage dans le temps !

Bien plus qu'un « simple » magasin de fringues, Rétropolitan pousse le concept vintage au moindre détail. Emeline, la gérante, souhaite partager l'expérience vintage dans son ensemble, de la musique (c'était donc ça!), en passant par la déco, le mobilier et les accessoires jusqu'à l'habillement.


On retrouve d'ailleurs trois catégories de vêtements (attention, ceci est l'occasion pour les non-experts, comme moi, de découvrir la différence entre les termes « vintage » et « rétro ») :

Cinématografille : Trippant grave !

Un ami m’a dit « accroche toi, c’est du lourd. Je te déconseille d’ailleurs de manger avant la séance ». Et puis j’ai vu Grave de Julia Ducournau et je n’ai pas vomi. Par contre j’ai ri, j’ai fait la lippe et j’ai eu peur.





Dans une interview accordée à nos amis Les Fiches du Cinéma, Julia Ducournau dit qu’elle « aime les films où l’on se sent humain, où l’on se sent vivant, et l’on est passé par plein d’émotions différentes. » Pas étonnant donc que son premier long métrage remplisse ces conditions et nous remplisse. Cette réalisatrice de 32 ans, je l'ai rencontrée en 2016. Élancée mais pas gracile, c’est une femme superbe aux allures rock, coiffée d’une longue chevelure blonde lisse et ébouriffée. Légèrement indolente, Julia Ducournau impose d’emblée le respect par sa présence - malgré son jeune âge - révélant aussitôt un caractère de fer et une intelligence tout terrain. Y’a pas à dire, c’est une sacrée cinéaste qui a bien fait comprendre au petit monde du cinéma francophone qu’elle n’était pas là pour rigoler. Grave en jette ! Julia Ducournau prend des risques et respecte ses engagements en vous prenant aux tripes « grave ».